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« Le Carrelage du Presbytère »

Un joli carrelage au graphisme inspirant !

Graphisme intéressant

Choix des tissus et préparation

Ici je me suis servie d’une vieille nappe damassée et des bandes de vieux galons teints dans des tons voisins.

Quelques soient les tissus que vous choisirez, la préparation débute par la  découpe  des bandes aux bonnes dimensions. Ici, mes bandes font 6 cm de hauteur pour les carreaux rectangulaires de mon carrelage. Mon galon quant à lui mesure 3,5 cm de large.

Puis il vous faut découper vos bandes pour former  vos carreaux rectangulaires de 10 cm de longueur sur 6 cm de largeur.  Les petits carreaux entre les rectangles sont des carrés de 3,5 cm de côté.

Vieille nappe en coton damassé et vieux galon teints

Astuce : il est toujours utile de commencer par tester son idée et l’affiner en réalisant schémas sur papier puis échantillons … cela vous évitera beaucoup de désillusions

Réflexion en cours : échantillon

Carreaux rectangulaires : organisation de la disposition

Une fois vos carreaux rectangulaires découpés, une étape intéressante est de trouver une disposition qui vous inspire ! Si tous vos carreaux sont d’une couleur uniforme cette étape n’a pas lieu d’être, mais si comme moi vous avez choisi des tissus de couleurs ou de motifs différents, c’est important de tester un certain nombre de possibilités. C’est souvent ce qui va donner à un petit plus à l’ensemble.

Astuce : servez vous de votre appareil photos ! C’est un excellent moyen de réaliser vos différentes compositions. Vous pouvez ainsi facilement les comparer. Une fois votre choix arrêté vous n’avez plus qu’à recomposer à l’identique en suivant votre modèle.

Assemblage des blocs

L’assemblage comme toujours est une étape très gratifiante où l’on voit se concrétiser peu à peu notre projet.

Assemblage en cours

Pour représenter les  joints, j’ai choisi du fil à tricoter composé de soie et laine bleu-gris, que j’ai fixer sur l’endroit de l’ouvrage selon la technique de la soutache. Ceci permet de donner une cohérence à l’ensemble et de rehausser l’effet «  carrelage ».

Confection des joints

Encadrement et Quilting

Il convient ensuite de réaliser  « l’encadrement » et le quilting.

Pour le fond et l’encadrement j’ai choisi une popeline bordeaux que j’ai disposée sous le patchwork de taille supérieure. Après avoir inséré entre les 2 un molleton de bambou, j’ai replié les bords de popeline sur le dessus du patchwork comme un ourlet.

Pour le « quilting » des mini-blocs j’ai retenu des  lignes de points type sashiko, avec des brins de bambou-coton que j’avais teints au préalable dans des tons de bordeaux.

Quilting façon sashiko
Tenture finalisée (72×62 cm)

Si ce travail vous plaît mais que vous n’êtes pas prêt ou prête à vous lancer, sachez qu’il est disponible à la vente. Rendez-vous sur ma boutique

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Portfolio

Pour mieux vous permettre de suivre l’évolution de mes travaux j’ai initié une autre approche … en créant un Portfolio. En effet la rédaction d’articles expliquant mes démarches et astuces est très chronophage, bien qu’intéressante, et de ce fait limitée… Les articles de ce blog ne représentent ainsi que quelques unes de mes réalisations.

Mon PORTFOLIO sera plus représentatif !

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Chèche, Impression et Décoloration

La couleur unie de votre chèche est passée de façon irrégulière ? essayez l’impression de feuilles avec décoloration !

Ici j’ai utilisé des feuilles que j’avais ramassées à l’automne avec mes petits enfants. L’idée étant de tester l’impression sur un vieux chèche prune délavé que je ne portais plus mais que j’aime beaucoup et qui est très doux …

Au lieu d’imprimer des motifs avec de la peinture appliquée sur mes feuilles, je me suis servi d’eau de javel (hypochlorite de sodium) en gel afin de jouer avec son pouvoir décolorant. La présentation en gel limite les diffusions non maîtrisées …

Astuce : Soyez extrêmement prudent(e) car le pouvoir décolorant de la javel concentrée est majeur. Une simple goutte, ou un pinceau mal rincé et voilà des dégâts définitifs. Faites quelques essais avant de vous lancer sur votre tissu ! la concentration de la javel est très évolutive dans le temps, et les résultats obtenus très variables selon cette concentration !

La première étape consiste à tendre son tissu sur un support qui permet de le soulever par rapport au plan de travail. C’est important pour éviter que la javel ne diffuse trop. J’utilise un cadre pour teinture de la soie, avec des « épingles d’architecte ».

Pour les premières feuilles j’ai appliqué le gel de javel au pinceau sur la surface de la feuille puis imprimer sur mon tissu, mais j’ai réalisé que ce n’était pas la bonne solution pour les feuilles à grandes surfaces planes.

Le mieux est de se servir de la feuille comme masque, je l’ai posée sur mon tissu et j’ai appliqué le gel de javel au pinceau sur son pourtour, obtenant ainsi son dessin foncé sur fond plus clair. Puis au pinceau on peut tracer à l’intérieur quelques traits pour figurer les nervures …

Astuce : N’oubliez pas de prendre toutes les précautions recommandées pour la manipulation de l’eau de javel (port de gants, tenue qui ne risque rien, éloignement de tout objet non indispensable, rinçage systématique et rapide..). Travaillez rapidement et rincer votre tissu à l’eau froide d’abord et mettez le en machine seul !

Cette expérience est très amusante et simple, mais n’oubliez pas de prendre les précautions recommandées lors de toute utilisation de l’eau de javel !

Cette expérience est très amusante et simple, mais n’oubliez pas de prendre les précautions recommandées lors de toute utilisation de l’eau de javel !

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Chèche, Teinture et Sashiko

Y a-t-il une traduction adaptée en français de l’upcycling ? « Surcyclage » comme le propose Wikipédia ?

En tous les cas il s’agit bien de donner une seconde vie en les transformant à des objets et matériaux usagés, voire à jeter …

Voici un exemple, d’un vieux chèche que j’ai commencé par teindre (il était verdâtre passablement délavé). Puis je l’ai brodé à grands points selon la technique de « Sashiko » avec des fils de bambou-coton que j’ai teints avec tous les restes de teintures dont certains dataient de plusieurs mois … j’ai toujours du mal à jeter…

Comme décrit dans l’article « Chèches et Sashiko », la 1ère étape est de plier en 2 votre chèche et et de le bâtir ainsi.

Puis il convient de préparer les longueurs de fils que vous allez utiliser pour broder.

Astuce : les aiguillées doivent faire au moins la longueur de votre foulard en ajoutant au moins 40 cm pour avoir des franges de 15 cm aux 2 extrémités (il y a toujours pas mal de chutes).

Il faut évaluer le nombre d’aiguillées à préparer : pour cela vous pouvez vous aider d’un croquis ou compter approximativement en observant votre foulard selon les espaces que vous souhaitez laisser entre vos lignes de points.

En ce qui concerne ce foulard, j’avais prévu 21 lignes de points de sashiko et pour chaque ligne de points j’ai voulu associer 2 fils de couleurs différentes mais voisines… soit 42 longueurs de fils. Cela fait beaucoup d’occasion d’emmêler ces aiguillées et de perdre beaucoup de temps.

Astuce : je vous conseille d’en faire une tresse sur laquelle vous prélèverez au fur et à mesure vos fils ! pour cela il faut plier en 2 chaque aiguillée, les réunir ensuite en les maintenant avec une pince (ex: celle pour fermer les sacs en cuisine sont très pratiques), ou un fil de couleurs suffisamment lâche (pour pouvoir ensuite, tirer vos aiguillées). Dans mon cas j’avais ainsi 42×2 brins à tresser pas trop serré. Ensuite il suffit de choisir une boucle en haut de la tresse et de tirer doucement et régulièrement pour faire coulisser votre aiguillée ! Le tour est joué les autres restent dans la tresse ….

Et vous voilà avec un nouveau foulard très personnel !

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Chèches et Sashiko

Depuis quelques années, je prends beaucoup de plaisir à transformer des chèches unis, ces longs foulards de coton particulièrement agréables à porter, pour leur donner une seconde vie.

CHECHE BLANC ET SASHIKO

Pour la broderie j’ai choisi des fils de cotons en pelotes pour réalisation de tricots en pur coton pour enfants par exemple. J’ai choisi des couleurs douces mais bien sûr tout est permis pour des effets très varié. Pour ce travail j’ai brodé avec 2 brins simultanément pour obtenir un vrai relief.

Il convient de plier en 2 dans le sens de la longueur votre chèche pour obtenir un foulard qui ait une bonne tenue sur lesquels vos points pourront s’appuyer! Sauf si vous choisissez de travailler sur un foulard d’un autre type plus épais…

Comme on peut le voir, les points n’ont pas besoin d’être réguliers, ils sont d’environ 1cm de long, et les espaces entre les lignes brodées sont variables selon l’effet désiré …

Astuce : Préparer vos aiguillées à l’avance en prévoyant les franges ! n’oubliez pas de prévoir au moins 40 cm en plus de la longueur de votre foulard.

Réaliser une telle broderie « macroscopique » est très ludique ! mais il y a quelques pièges aussi … qui dit grands points dit modification de relief selon les tensions relatives de vos différentes lignes et les écarts entre elles. Cela fait partie de la personnalité de votre foulard … à condition que cela ne soit pas trop « déformé »

Astuce : Pour éviter les distorsions trop importants, un conseil : travaillez par exemple de gauche à droite votre première ligne puis pour la seconde, restez sur la même face de votre foulard, et travaillez de droite à gauche (ou si vous préférez faites le pivoter pour travailler de gauche à droite) … l’objectif est d’équilibrer les tensions des fils dans les 2 sens.

Il convient de laisser à chaque extrémité du foulard des franges qui seront retaillées ultérieurement.

Astuce : Pour assurer la bonne tenue des fils insérés, il faut prévoir au début et à la fin de chaque ligne un point arrière afin que l’une tension sur la frange n’ait pas pour conséquence de plisser votre foulard 😉

CHECHE ORANGE ET SASHIKO

Autre version, un chèche orange passé et fils de cotons beige, marron glacé et rouille.

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« Carrés et Montagnes »: Envers du décor et Sashiko

Il était une fois un projet inabouti …

Il y a 20 ans j’avais envisagé de réaliser un patch en utilisant les formes géométriques, triangulaires des sommets. Pour les tons, il me semblait que bien souvent les paysages de montagnes sont tout de nuances de bruns, verts, parfois dorés. J’ai donc eu l’idée de peindre de la « soie » (ou plutôt un ersatz de soie) dans ces couleurs et d’y ajouter des touches plus lumineuses et colorées, assez improbables…

« Soie peinte« 
Patchwork de petits carrés

A l’époque j’avais peu de temps, et j’avais un peu bâclé ce patch monté à la va-vite à la machine… donc déçue il a végété au fond d’un placard jusqu’en ce début d’année 2019.

Le projet de le recycler et le mener à son terme a germé car je trouve ces morceaux de soie peinte très intéressants. Je l’ai entièrement démonté et remonté à la main de façon soignée pour aboutir à un tableau assez surprenant.

J’ai ensuite décidé de le traiter non comme un patch à quilter de façon classique mais, comme un support pour le broder selon la méthode des petits points blancs japonais, autrement dit prendre le plaisir d’associer montagne, soie peinte et sashiko.

Pour cette étape je me suis servie d’un joli tissu bleu pétrole profond comme fond et me suis lancée dans la broderie … de façon inattendue j’ai créé des lignes du sommet des monts s’évasant vers le bas des pentes. Vous vous demandez sans doute pourquoi j’utilise l’expression « de façon inattendue », eh bien tout simplement car le sashiko permet de telles surprises, c’est un peu l’équivalent d’une écriture automatique … nous nous laissons guider par le geste.

Et, la véritable surprise a été de découvrir que tous ces petits points blancs dessinaient à l’envers de jolis monts abstraits.

Et me voilà avec un tableau imprésentable car réversible … sauf à le suspendre dans un passage !

Ces derniers mois je prends beaucoup de plaisir à ressortir de mes placards mes projets inaboutis, mes restes de tissus et autres fibres teintes etc. de ces 30 dernières années, pour leur redonner une nouvelle vie. Mener à son terme un projet ancien inabouti, n’est pas vraiment l’expression adaptée, car après tant d’années mes idées, et surtout mes « moyens » ont beaucoup évolué, parallèlement à l’acquisition de nouvelles méthodes et techniques de travail.

Ainsi il est clair que ce tableau réversible « Carrés et Montagnes » n’aurait pas vu le jour sous cette forme il y a 20 ans quand il était en début de gestation. Il aurait sans doute eu les caractères d’un patchwork avec matelassage et quilting classique.

« Carrés et Montagnes » : Tableau peint et Sashiko (70×98 cm)
« Carrés et Montagnes » – Envers du décor Sashiko (70x98cm)
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« Carrés et Montagnes »: Tableau peint et Sashiko

Il était une fois un projet inabouti …

Il y a 20 ans j’avais envisagé de réaliser un patch en utilisant les formes géométriques, triangulaires des sommets. Pour les tons, il me semblait que bien souvent les paysages de montagnes sont tout de nuances de bruns, verts, parfois dorés. J’ai donc eu l’idée de peindre de la « soie » (ou plutôt un ersatz de soie) dans ces couleurs et d’y ajouter des touches plus lumineuses et colorées, assez improbables…

« Soie peinte« 
Patchwork de petits carrés

A l’époque j’avais peu de temps, et j’avais un peu bâclé ce patch monté à la va-vite à la machine… donc déçue il a végété au fond d’un placard jusqu’en ce début d’année 2019.

Le projet de le recycler et le mener à son terme a germé car je trouve ces morceaux de soie peinte très intéressants. Je l’ai entièrement démonté et remonté à la main de façon soignée pour aboutir à un tableau assez surprenant.

J’ai ensuite décidé de le traiter non comme un patch à quilter de façon classique mais, comme un support pour le broder selon la méthode des petits points blancs japonais, autrement dit prendre le plaisir d’associer montagne, soie peinte et sashiko.

Pour cette étape je me suis servie d’un joli tissu bleu pétrole profond comme fond et me suis lancée dans la broderie … de façon inattendue j’ai créé des lignes du sommet des monts s’évasant vers le bas des pentes. Vous vous demandez sans doute pourquoi j’utilise l’expression « de façon inattendue », eh bien tout simplement car le sashiko permet de telles surprises, c’est un peu l’équivalent d’une écriture automatique … nous nous laissons guider par le geste.

Et, la véritable surprise a été de découvrir que tous ces petits points blancs dessinaient à l’envers de jolis monts abstraits.

Et me voilà avec un tableau imprésentable car réversible … sauf à le suspendre dans un passage !

Ces derniers mois je prends beaucoup de plaisir à ressortir de mes placards mes projets inaboutis, mes restes de tissus et autres fibres teintes etc. de ces 30 dernières années, pour leur redonner une nouvelle vie. Mener à son terme un projet ancien inabouti, n’est pas vraiment l’expression adaptée, car après tant d’années mes idées, et surtout mes « moyens » ont beaucoup évolué, parallèlement à l’acquisition de nouvelles méthodes et techniques de travail.

Ainsi il est clair que ce tableau réversible « Carrés et Montagnes » n’aurait pas vu le jour sous cette forme il y a 20 ans quand il était en début de gestation. Il aurait sans doute eu les caractères d’un patchwork avec matelassage et quilting classique.

« Carrés et Montagnes » : Tableau peint et Sashiko (70×98 cm)
« Carrés et Montagnes » – Envers du décor Sashiko (70x98cm)

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Carnets et Compagnie …

Une amie m’a soufflé l’idée de valoriser mes « Petites pièces de récupération sashiko-boro et compagnie » en les utilisant pour confectionner des carnets. Super idée ! et je l’en remercie.

Voici donc les 6 premiers exemplaires.

Récupération batik de mola-broderie sashiko bambou blanc (15×21 cm)
Récupération batik de mola-broderie sashiko bambou blanc (12×16.5 cm)
Récupération batik de mola et fibres teintes-broderie sashiko bambou teint (12×16.5 cm)
Récupération batik de mola et fibres teintes-broderie sashiko bambou teint (12×16.5 cm)
Récupération batik de mola, verre poli Croatie, fibres teintes-broderie sashiko bambou teint (15×21 cm)
Récupération batik de mola, verre poli de Croatie et fibres teintes-broderie sashiko bambou teint (12×16.5 cm)

Et pourquoi pas une nouvelle piste pour de petites pièces de broderies de restes de fibres diverses que j’ai teintes à la main. En voici 2 exemples.

Camaïeu bleu-verts, récupération de fibres teintes et broderie machine (12×16.5 cm)
Camaïeu bleu-verts, récupération de fibres teintes et broderie main (12×16.5 cm)

Une autre façon de valoriser mes petits boutons de mokumé et tissus brodés façon sashiko. En voici 2 exemples.

Boutons verts Mokumé et broderie sashiko bambou blanc (12×16.5 cm)
Boutons bleus Mokumé et broderie sashiko bambou blanc (12×16.5 cm)

Ces carnets sont à vendre au prix de 35€. Ils seront bientôt disponible sur ma boutique en ligne.

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Mobile-Textile « Horizons » : Tutoriel

Voici l’histoire de ce mobile-textile

J’avais peint il y a 20 ans de la soie pour réaliser un patch dont les motifs étaient les classiques « Ananas ». De nombreuses fois en regardant ce patch que j’aime beaucoup je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose de ces belles chutes.

« Horizons« 

Comme vous pourrez le constater sa réalisation, si elle demande patience et application, est très ludique et ne présente aucune difficulté technique. D’où l’idée de rédiger cet article mi-récit mi-tutoriel.

Il y a quelques mois j’avais admiré le travail de Jesse Hinckman qui m’a inspiré. Il s’agit de bandes rayées sus pendues quelques centimètres devant une toile, cette disposition met particulièrement en valeur les jolies bandes rayées.

C’est cette idée qui m’a inspirée. J’ai donc ressorti mes chutes « Ananas » et cherché un morceau de soie peinte qui pourrait faire la toile de fond.

Choix des morceaux de tissus et préparation

Dans un premier temps j’ai réfléchi à la possibilité de faire des bandes rayées mais cela m’a semblé tuer un peu la richesse individuelle de mes chutes … j’ai donc testé des formes séparées ovales, rectangulaires etc. qu’il faudrait ensuite relier entre elles pour pouvoir les suspendre devant la « toile de fond ».

Finalement c’est la forme rectangulaire que j’ai retenue car plus valorisante pour mes chutes… avec une utilisation des motifs en horizontal !

Il n’y avait plus qu’à se lancer !!! J’ai réaliser un gabarit en carton évidé de façon à créer une fenêtre à la dimension souhaitée, en l’occurence : 14 cm de large sur 6 cm de haut.

Astuce : l’utilisation de ce type de gabarit ne sert pas qu’à dimensionner votre pièce ! Si c’était le cas il serait plus simple de se servir d’un crayon et d’une règle. Non l’intérêt principal est de pouvoir en déplaçant votre fenêtre sur votre tissu visualiser le contenu du rectangle 😉 . C’est particulièrement important si vous utiliser des tissus à motifs.

Il m’est apparu ensuite qu’il faudrait que mes rectangles aient une certaine tenue si je voulais les suspendre. J’ai donc décidé de les doubler avec une soie peinte et d’intercaler de le vsisline fixer au fer à repasser.

J’ai choisi de faire 3 bandes suspendues de 8 pièces chacune et ai donc découpé 24 rectangles en me servant de ma « fenêtre-gabarit » pour choisir les plus jolies zones dans mes chutes « Ananas » et de même dans mon morceau unique peint il y a plusieurs années qui m’a semblé correspondre à mon objectif.

Choix de la disposition

Les dispositions possibles dans ce type de travail sont très nombreuses. Bien sûr on peut laisser le hasard faire le choix … mais il est sans aucun doute plus intéressant d’explorer les possibilités et de découvrir celle qui valorisera le plus ce qui vous semble important.

Astuce : comme déjà indiqué dans d’autres articles, l’appareil photo est sans nul doute votre meilleur complice pour cette démarche ! Testez plusieurs dispositions, photographiez les, observez les et choisissez !!! Puis numérotez vos pièces (A1, A2,….A8 pour la 1ère colonne; B1 …à B8 pour la 2ème; C1 … à C8 pour la 3ème)

Montage et broderie

Le travail de broderie peut démarrer ! 😉 J’ai choisi d’assembler les 3 éléments de chacune de mes pièces par un point façon sashiko au fil blanc : en l’occurence 2 brins d’un fil de bambou et coton que j’aime beaucoup travailler car il est soyeux et « satiné ».

La seule difficulté technique est d’insérer pendant cette étape la petite cordelette qui reliera les pièces entre elles.

Astuce : commencez votre ligne de points jusqu’à la position désirée (ici 6 cm) ; décollez doucement la dernière couche; insérez la 1ère branche cordelette et refaites quelques points; insérez la 2ème cordelette à la même distance que la 1ère (soit 6 cm dans notre cas). Attention également à la hauteur de la cordelette pour que cela soit bien symétrique. C’est important pour l’équilibre de vos pièces quand elles seront suspendues.

Pour le pourtour j’utilise le même fil de bambou-coton que j’ai teint avec de multiples nuances. J’en ai toute une collection. Je choisis pour chaque pièce le fil voulu. Je travaille avec 4 brins.

Progression du travail

Endroit et Envers

J’ai beaucoup aimé ce travail de broderie tout simple, ne demandant aucune conce ntration ni précision… avec ce plaisir d’observer ces couleurs, leurs complicités, leurs contrastes voire leurs heurts.

Chaque pièce achevée ajoutant sa personnalité aux précédents !

Résultat final …

Et bien sûr… vient au bout du compte le moment tant attendu où les 3 bandes peuvent être accrochées ensemble !!! Belle découverte bien mise en valeur par cette lumière chaude et le gentil souffle d’air de fin d’après-midi dans une petite crique de Grèce.


L’idée du « mobile-textile » vous plait ? Lancez-vous !

Voici un résumé des étapes.

1- choisissez des tissus qui vous plaisent

C’est le moment de laisser libre cours à votre imagination et votre créativité. Une seule règle l’envie de travailler ces tissus.

A vous de décider … mais rappelez-vous qu’ils ne doivent être ni trop fermes ni trop souples … du moins pour votre 1er mobile.

2- Préparez votre « fenêtre-gabarit »

Choisissez la forme de vos pièces. Pour un 1er mobile je vous conseille des carrés ou rectangles, voir ovales, formes symétriques pour faciliter l’équilibre de la suspension.

Si votre tissu a des motifs que vous souhaitez mettre en valeur, testez le futur rendu en déplaçant votre fenêtre-gabarit.

3- Découpez vos morceaux de tissus et de vsisline

Lors de la découpe prévoyez quelques mm supplémentaires : surtout si vous avez choisi de travailler autour de motifs. En tout état de cause pendant le travail de broderie le tissu peut glisser et on doit alors réaligner un petit peu pour broder le pourtour

4- Fixez au fer vos 2 morceaux de tissu avec la vlisline

C’est important de ne pas sauter cette étape car elle vous faciltera grandement les suivantes ! Vous pouvez ainsi vérifier si vos pièces auront la rigidité adéquate, si ce n’est pas le cas il faut passer à un support intermédiaire plus ferme mais qui doit tout de même pouvoir être brodé.

5- Testez diverses possibilités de dispostion

C’est d’autant plus important que vous aurez choisi des tissus différents pour confectionner vos pièces. (cf. Astuce appareil photo c-dessus)

6-Commencez le montage avec la broderie type sashiko

Retournez dans l’article ci-dessus pour les détails et conseils….

Et voilà pour la suite, prenez du plaisir !

N’hésitez pas à me contacter pour toute question.

Enfin, je serai très fière de rajouter à cet article les photos de votre réalisation !

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« Patch aux 400 Couleurs »

Voici les étapes qui m’ont permis de réaliser ce patchwork… Rien de bien compliqué pour un travail intéressant et un rendu qui me plait beaucoup.

Détail

Il y a un certain nombre d’années j’avais découpé découpé un article de Martine Cade-Moret dans la revue « Les Nouvelles du Patchwork » (N°122). Elle montrait comment réaliser un très beau patch, sans difficulté technique puisque ne faisant appel qu’à la juxtaposition de bandes rectangulaires pour former les blocs. Non, le véritable challenge se trouvait ailleurs : trouver 400 morceaux de tissu de couleurs différentes. Il s’agit d’utiliser des chutes de tissus accumulées au fil du temps.

Modèle de Martine Cade-Moret.

Choix des tissus et préparation

C’est ce qui m’avait plu, outre le résultat très intéressant bien sûr. J’y ai rajouté ma touche personnelle en décidant de chercher ces 400 couleurs uniquement parmi les tissus que nous avons teints au fil des années ma maman et moi.

Suivant les conseils de Martine Cade-Moret, j’ai préparé dans ces chutes de tissus 400 rectangles de 3 cm sur 6 cm. C’est cette étape qui a été la plus compliquée : collecter 400 morceaux différents n’est pas si simple.

Pour le fond j’ai choisi un tissu légèrement « moucheté » moutarde dans lequel j’ai préparé 800 rectangles de 1,5 cm sur 6 cm. Astuce : bien que le nombre de 800 soit impressionnant, la technique de découpe de longues bandes de 1,5 cm de large que l’on divise dans un second temps en pièces de 6 cm de long est très efficace.

Création et tri des 400 « mini blocs »

Vient ensuite la réalisation des 400 « mini blocs » formés d’un rectangle de couleur inséré entre 2 bandes de tissu de fond. Et voilà la partie un peu fastidieuse terminée. Les étapes suivantes sont plutôt ludiques : tri par gammes de couleurs, assemblage des « mini blocs » par 4, etc.

Pour le tri par gammes de couleurs j’ai profité de l’aide de mes petits-enfants. Nous avons d’abord réparti les 400 « mini blocs » dans des bacs selon leur couleur. Puis nous les avons appliqué avec des épingles sur des morceaux de molletons en les juxtaposant tels qu’ils se présentaient.

Composition des motifs

J’ai ensuite travaillé à partir de ces plaques de molletons pour composer mes blocs de 4 « mini blocs ».

Avant l’assemblage des blocs obtenus en bandes, un important travail de tests est nécessaire afin de trouver une disposition relative des blocs qui vous plaise : tant entre 2 ou 4 blocs juxtaposés qu’au plan global ! Et si c’est trés amusant et intéressant cela devient vite casse-tête, il y a toujours des endroits dans votre composition qui vous heurtent, ou au contraire les choix vous sont trop difficiles …

Astuce : servez vous de votre appareil photos ! C’est un excellent moyen de réaliser vos différentes compositions. Vous pouvez ainsi facilement les comparer. Une fois votre choix arrêté vous n’avez plus qu’à recomposer à l’identique en suivant votre modèle.

Assemblage des blocs

L’assemblage comme toujours est une étape très gratifiante.

Encadrement et Quilting

Il convient ensuite de réaliser « l’encadrement » … et le quilting.

Pour le quilting des « mini blocs » j’ai retenu celui proposé par Martine Cade-Moret. J’ai bien aimé le réaliser car cela permet de profiter pleinement des tons, mélanges et couleurs et autres motifs.

Pour le quilting du cadre j’ai préféré les lignes paralélles.

Si vous étiez intéressé-e sachez qu’il est disponible à la vente. Rendez vous sur la page « Boutique »