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Pochette pour ciseaux précieux

Vous aussi vous avez des soucis 😏 pour transporter vos précieux petits ciseaux de broderie ? je vous propose de leur confectionner une pochette personnalisée.

Voici la première que je viens de réaliser … je vais vous décrire les étapes mais aussi les erreurs et pièges à éviter !

La conception

🤔 Comme toujours il convient de bien réfléchir à l’objectif de l’objet que nous voulons réaliser !

Dans ce cas précis, il s’agit de protéger mes ciseaux, mais aussi les tissus avec  lesquels je les transporte, sans oublier les sacs … ma pochette doit donc être solide, avec notamment une zone bien renforcée en regard des pointes. Elle doit beaucoup me plaire. Enfin je dois prendre du plaisir à la réaliser.

Comme toujours j’ai commencé par réfléchir à sa forme et au moyen de fermeture (bouton, bouton-pression, languette, etc.). J’ai fait quelques croquis. Ma pochette sera en fait un fourreau triangulaire avec une boutonnière et un bouton dans la partie supérieure.

Ensuite j’ai réfléchi aux matériaux à utiliser pour répondre au cahier des charges : j’ai choisi d’utiliser du vieux drap épais pour la zone renforcée, et des tissus plus fin pour l’intérieur et le dessus.

Enfin j’ai décidé que la décoration serait une broderie machine à mains libres utilisant des fils de couleurs variables.

Mais vous le verrez les idées du départ doivent souvent laisser place à d’autres choses au cours de la réalisation : soit parce qu’on change d’inspiration😊, mais plus souvent pour s’adapter aux surprises… 🙄

La réalisation

Comme toujours la réalisation m’a réservé pas mal de surprises 😳… et pas toutes heureuses 😞

Pour cette première pochette j’ai choisi ma paire de ciseaux la plus précieuse. Elle mesure 11 cm de hauteur. Je l’ai posée sur le tissu que j’avais décidé de broder et ai tracé le contour avec une marge que j’ai jugé suffisante 🤔…

Pour broder à mains libres, mon tissu étant assez fin je l’ai disposé  sur du thermocollant épais pour lui donner de la tenue avant de l’insérer dans mon cercle à broder. Je suis partie sur des motifs évasés pour suivre la forme de ma pochette et j’ai utilisé pour chacune des 2 faces 3 fils différents dans la canette et un Monofil pour le fil supérieur. Pour le point j’ai utilisé un point zig-zag à 1.5mm de diamètre, tension fil supérieur 7/10, et aucune tension pour le fil de la canette, ce qui permet d’obtenir un effet de dessin par pointillés.

Recto et verso

A ce stade du travail j’étais très satisfaite du résultat de ma broderie🤗 … je n’entrevoyais pas encore les problèmes à venir.

Lors de l’étape suivante j’ai cousu les 3 épaisseurs de tissu de la partie supérieure sur l’envers. J’ai retourné mon travail sans problème, si ce n’est que j’ai constaté que je n’avais plus assez d’espace pour insérer une boutonnière sur l’un, ni coudre un bouton sur l’autre sauf à empiéter sur la zone brodée 🙄…

La dernière étape a consisté à coudre mes 2 faces envers contre envers puis à les retourner. Et 2ème déconvenue, il m’a été impossible de retourner complètement mon fourreau, et ce malgré des bords retaillés et crantés au plus près des coutures😬. Pour le coup le fond du fourreau s’est trouvé très très renforcé …👍 mais mes ciseaux de 11 cm ne rentrent plus entièrement🙄.

Là encore, j’ai dû m’adapter et j’ai dédié cette 1ère pochette pour une paire de ciseaux plus petite😊 mais comme comme cela ne suffisait pas, je me suis plongée dans ma boite aux trésors de boutons et autres boutons-pressions… J’ai opté pour 2 petits boutons reliés par un petit élastique noir (initialement destiné aux nattes de ma petite fille).

Les conseils

Vous l’aurez compris je suis tombée dans plusieurs pièges … Rien de bien original à cela. Mais ce qu’il faut retenir c’est que généralement il est possible de trouver une solution avant de tout jeter et reprendre à zéro.

Par contre, les erreurs ne sont utiles que si nous en tirons des leçons pour éviter de les reproduire.

Ce que j’ai retenu avant de me lancer dans la conception de la prochaine:

1- Prévoir une marge généreuse (> 3 cm) pour les coutures autour de la zone brodée.

2- Pour la version avec boutonnière dans la partie supérieure laisser un espace suffisant lorsque vous brodez.

3- Pour le fourreau, il faut opter pour une extrémité moins pointue pour tenir compte des multiples épaisseurs

4- Enfin globalement prévoir pour la pochette une taille très supérieure à celle de la paire de ciseaux à laquelle elle est dévolue, sous peine de ne pas pouvoir la rentrer entièrement.

A VOUS DE JOUER !!!

A chaque étape, vous êtes seul maître à bord. Vous n’êtes pas fan de la broderie machine ? brodez à la main … ou ne brodez tout simplement pas et choisissez des tissus que vous aimez.

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« Près Inondés »

Un matin de février 2021 en Vendée : une ambiance très particulière !

Silhouettes d’arbres das des près inondés

Démarche

Un tel spectacle peut vous inspirer … mais il sera difficile de trouver des textiles  pour représenter l’ambiance … par contre la peinture puis le travail du textile peint peut  vous permettre une approche personnelle.

Ici j’ai donc décidé de peindre une popeline de coton bien fine, avec de la peinture pour textile pour utiliser son caractère diffusif  et obtenir un effet aquarelle. Une fois mon tissu peint, mon intention était de broder les « arbres et autres reflets ».

Astuce : il existe plusieurs types de peintures pour textiles et encres acryliques, certaines se comportent comme de l’aquarelle, d’autres couleurs opaques souvent plus épaisses diffusent moins.

Peinture de la popeline

Peinture sur la popeline de coton

Comme vous pouvez le constater, j’ai joué ici avec la diffusion de mes couleurs …

Astuce : Il n’est pas nécessaire de savoir peindre pour créer un fond coloré.

Conception du tableau

 Bien sûr, on pourrait travailler le morceau complet, mais pour une mise en valeur de la diversité des vues, j’ai choisi de fragmenter mon tissu.

Astuce : Pour cette étape, il est utile de s’aider d’une fenêtre créée dans du carton. Préparez-en plusieurs avec des formes différentes afin de visualiser ce que vous obtiendrez lorsque vous aurez découpé ces formes dans votre tissu peint.

Fenêtre découpée dans du carton pour le choix des zones à retenir

Ici j’ai choisi des rectangles de tailles différentes disposés sur une flanelle de coton écru.

Découpe du tissu peint et tests avant application

Astuce : N’oubliez pas de prévoir  suffisamment large pour votre fond qui  doit dépasser votre « tableau » avec de bonnes marges  qui seront repliées sur votre support

Broderie

Une fois les morceaux fixés sur le fond, j’ai entrepris la broderie des arbres et autres reflets. J’ai choisi pour cela un point volontiers utilisé, comme dans la broderie Glazig.

Bien entendu vous pouvez choisir votre type  de broderie. 

Finalisation du tablau

Il s’agit enfin de tendre votre tableau sur un support.  Il pourra être encadré ou non … à votre convenance

Astuce : j’utilise volontiers un fin contre-plaqué pour la rigidité avec un carton plume pour le « volume ».

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« Le Carrelage du Presbytère »

Un joli carrelage au graphisme inspirant !

Graphisme intéressant

Choix des tissus et préparation

Ici je me suis servie d’une vieille nappe damassée et des bandes de vieux galons teints dans des tons voisins.

Quelques soient les tissus que vous choisirez, la préparation débute par la  découpe  des bandes aux bonnes dimensions. Ici, mes bandes font 6 cm de hauteur pour les carreaux rectangulaires de mon carrelage. Mon galon quant à lui mesure 3,5 cm de large.

Puis il vous faut découper vos bandes pour former  vos carreaux rectangulaires de 10 cm de longueur sur 6 cm de largeur.  Les petits carreaux entre les rectangles sont des carrés de 3,5 cm de côté.

Vieille nappe en coton damassé et vieux galon teints

Astuce : il est toujours utile de commencer par tester son idée et l’affiner en réalisant schémas sur papier puis échantillons … cela vous évitera beaucoup de désillusions

Réflexion en cours : échantillon

Carreaux rectangulaires : organisation de la disposition

Une fois vos carreaux rectangulaires découpés, une étape intéressante est de trouver une disposition qui vous inspire ! Si tous vos carreaux sont d’une couleur uniforme cette étape n’a pas lieu d’être, mais si comme moi vous avez choisi des tissus de couleurs ou de motifs différents, c’est important de tester un certain nombre de possibilités. C’est souvent ce qui va donner à un petit plus à l’ensemble.

Astuce : servez vous de votre appareil photos ! C’est un excellent moyen de réaliser vos différentes compositions. Vous pouvez ainsi facilement les comparer. Une fois votre choix arrêté vous n’avez plus qu’à recomposer à l’identique en suivant votre modèle.

Assemblage des blocs

L’assemblage comme toujours est une étape très gratifiante où l’on voit se concrétiser peu à peu notre projet.

Assemblage en cours

Pour représenter les  joints, j’ai choisi du fil à tricoter composé de soie et laine bleu-gris, que j’ai fixer sur l’endroit de l’ouvrage selon la technique de la soutache. Ceci permet de donner une cohérence à l’ensemble et de rehausser l’effet «  carrelage ».

Confection des joints

Encadrement et Quilting

Il convient ensuite de réaliser  « l’encadrement » et le quilting.

Pour le fond et l’encadrement j’ai choisi une popeline bordeaux que j’ai disposée sous le patchwork de taille supérieure. Après avoir inséré entre les 2 un molleton de bambou, j’ai replié les bords de popeline sur le dessus du patchwork comme un ourlet.

Pour le « quilting » des mini-blocs j’ai retenu des  lignes de points type sashiko, avec des brins de bambou-coton que j’avais teints au préalable dans des tons de bordeaux.

Quilting façon sashiko
Tenture finalisée (72×62 cm)

Si ce travail vous plaît mais que vous n’êtes pas prêt ou prête à vous lancer, sachez qu’il est disponible à la vente. Rendez-vous sur ma boutique

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Portfolio

Pour mieux vous permettre de suivre l’évolution de mes travaux j’ai initié une autre approche … en créant un Portfolio. En effet la rédaction d’articles expliquant mes démarches et astuces est très chronophage, bien qu’intéressante, et de ce fait limitée… Les articles de ce blog ne représentent ainsi que quelques unes de mes réalisations.

Mon PORTFOLIO sera plus représentatif !

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Mini-tissages et Etudes

En ce début d’année 2020, j’ai décidé d’explorer les possibilités offertes par les petits métiers à tisser plats dits « pour écoliers ». Beaucoup plus simples d’utilisation et transportables que mon métier avec peigne envergueur ! Bien sûr, les travaux réalisables avec ces 2 types d’outils n’ont pas grand chose en commun, si ce n’est tout de même le principe du tissage, avec sa chaine et sa trame …

Me voici donc lancée dans le tissage de petites pièces de 18 ou 20 cm sur 22 ou 25 cm.

Les idées à explorer : des images relativement graphiques comportant des lignes ou ondulations, stries et autres rayures plus ou moins régulières. Les matières : fil de coton blanc qui présente les qualités nécessaires pour la chaîne (souplesse, tenue et résistance) ; fils de bambous-coton ou de coton que j’ai teints à la main ; cotons écrus plus ou moins travaillés, utilisés tels quels ou après teintures également ; laine blanche duveteuse ; et broderie ensuite selon les cas.

Roches en strates sur l’île d’Ithaque

Lors d’un voyage en Grèce en septembre au détour d’un virage dans une petite route descendant dans une crique, j’avais trouvé intéressantes ces roches qui dessinent des strates colorées, surplombées par de la végétation et avec des graviers à leur base.

Pour réaliser ce tissage j’ai choisi parmi mes fils de bambou-cotons teints et j’y ai inclus du coton irrégulier écru pour lui donner une certaine unité et relief.

Astuce : Les motifs du tissage sont réalisés à l’horizontale et il convient de regarder régulièrement l’effet produit en pivotant le métier à 90°. Pour mettre en valeur le côté irrégulier des strates j’ai utilisé le tissage partiel, et les allers et retours plus ou moins complets sur la chaîne.

Une fois le tissage terminé et la pièce pivotée en position verticale, j’ai entrepris de broder la végétation dans la partie supérieure et les pierres et graviers éboulés dans la partie inférieure.

Astuce : pour cela j’ai utilisé d’autres fils de bambou-cotons teints et brodé des noeuds pour donner du relief.

Et voici le petit tableau terminé !

Roches à Ithaque (20x15cm)

Reflets de fin de journée en Méditerranée

Fascinée comme beaucoup pour les reflets sur la mer, j’aime particulièrement les couleurs denses que l’on peut admirer certaines fins de journée en Méditerranée. Depuis longtemps j’explore différentes techniques, textiles mais aussi peintures, collage etc. pour illustrer certaines caractéristiques des reflets sur l’eau.

Pourquoi pas le tissage avec des fils de coton que j’ai teints avec des variations de couleurs, dégradés ou autres juxtapositions (cf. article dédié à la teinture des fils de coton).

Pour ce sujet on travaille directement à l’horizontale … puisque les reflets sont globalement orientés dans ce sens. Cela ne demande donc pas de modifier l’angle de vue pour prendre du recul et imaginer le rendu.

Astuce : une des difficultés est d’éviter le côté rectiligne et « rayé » des fils de couleurs différentes. L’utilisation de fils présentant d’importantes variations de couleurs est un moyen d’éviter cet écueil, mais ce n’est pas suffisant. Il faut également juxtaposer et faire des allers-retours plus ou moins partiels avec 2 fils différents que l’on peut croiser à différents niveaux, et créer ainsi des zones plus ou moins homogènes qui estompent la rigidité naturelle du tissage.

Reflets de fin de journée en Méditerranée (17.5×17 cm)
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Chèche, Impression et Décoloration

La couleur unie de votre chèche est passée de façon irrégulière ? essayez l’impression de feuilles avec décoloration !

Ici j’ai utilisé des feuilles que j’avais ramassées à l’automne avec mes petits enfants. L’idée étant de tester l’impression sur un vieux chèche prune délavé que je ne portais plus mais que j’aime beaucoup et qui est très doux …

Au lieu d’imprimer des motifs avec de la peinture appliquée sur mes feuilles, je me suis servi d’eau de javel (hypochlorite de sodium) en gel afin de jouer avec son pouvoir décolorant. La présentation en gel limite les diffusions non maîtrisées …

Astuce : Soyez extrêmement prudent(e) car le pouvoir décolorant de la javel concentrée est majeur. Une simple goutte, ou un pinceau mal rincé et voilà des dégâts définitifs. Faites quelques essais avant de vous lancer sur votre tissu ! la concentration de la javel est très évolutive dans le temps, et les résultats obtenus très variables selon cette concentration !

La première étape consiste à tendre son tissu sur un support qui permet de le soulever par rapport au plan de travail. C’est important pour éviter que la javel ne diffuse trop. J’utilise un cadre pour teinture de la soie, avec des « épingles d’architecte ».

Pour les premières feuilles j’ai appliqué le gel de javel au pinceau sur la surface de la feuille puis imprimer sur mon tissu, mais j’ai réalisé que ce n’était pas la bonne solution pour les feuilles à grandes surfaces planes.

Le mieux est de se servir de la feuille comme masque, je l’ai posée sur mon tissu et j’ai appliqué le gel de javel au pinceau sur son pourtour, obtenant ainsi son dessin foncé sur fond plus clair. Puis au pinceau on peut tracer à l’intérieur quelques traits pour figurer les nervures …

Astuce : N’oubliez pas de prendre toutes les précautions recommandées pour la manipulation de l’eau de javel (port de gants, tenue qui ne risque rien, éloignement de tout objet non indispensable, rinçage systématique et rapide..). Travaillez rapidement et rincer votre tissu à l’eau froide d’abord et mettez le en machine seul !

Cette expérience est très amusante et simple, mais n’oubliez pas de prendre les précautions recommandées lors de toute utilisation de l’eau de javel !

Cette expérience est très amusante et simple, mais n’oubliez pas de prendre les précautions recommandées lors de toute utilisation de l’eau de javel !

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Chèche, Teinture et Sashiko

Y a-t-il une traduction adaptée en français de l’upcycling ? « Surcyclage » comme le propose Wikipédia ?

En tous les cas il s’agit bien de donner une seconde vie en les transformant à des objets et matériaux usagés, voire à jeter …

Voici un exemple, d’un vieux chèche que j’ai commencé par teindre (il était verdâtre passablement délavé). Puis je l’ai brodé à grands points selon la technique de « Sashiko » avec des fils de bambou-coton que j’ai teints avec tous les restes de teintures dont certains dataient de plusieurs mois … j’ai toujours du mal à jeter…

Comme décrit dans l’article « Chèches et Sashiko », la 1ère étape est de plier en 2 votre chèche et et de le bâtir ainsi.

Puis il convient de préparer les longueurs de fils que vous allez utiliser pour broder.

Astuce : les aiguillées doivent faire au moins la longueur de votre foulard en ajoutant au moins 40 cm pour avoir des franges de 15 cm aux 2 extrémités (il y a toujours pas mal de chutes).

Il faut évaluer le nombre d’aiguillées à préparer : pour cela vous pouvez vous aider d’un croquis ou compter approximativement en observant votre foulard selon les espaces que vous souhaitez laisser entre vos lignes de points.

En ce qui concerne ce foulard, j’avais prévu 21 lignes de points de sashiko et pour chaque ligne de points j’ai voulu associer 2 fils de couleurs différentes mais voisines… soit 42 longueurs de fils. Cela fait beaucoup d’occasion d’emmêler ces aiguillées et de perdre beaucoup de temps.

Astuce : je vous conseille d’en faire une tresse sur laquelle vous prélèverez au fur et à mesure vos fils ! pour cela il faut plier en 2 chaque aiguillée, les réunir ensuite en les maintenant avec une pince (ex: celle pour fermer les sacs en cuisine sont très pratiques), ou un fil de couleurs suffisamment lâche (pour pouvoir ensuite, tirer vos aiguillées). Dans mon cas j’avais ainsi 42×2 brins à tresser pas trop serré. Ensuite il suffit de choisir une boucle en haut de la tresse et de tirer doucement et régulièrement pour faire coulisser votre aiguillée ! Le tour est joué les autres restent dans la tresse ….

Et vous voilà avec un nouveau foulard très personnel !

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Chèches et Sashiko

Depuis quelques années, je prends beaucoup de plaisir à transformer des chèches unis, ces longs foulards de coton particulièrement agréables à porter, pour leur donner une seconde vie.

CHECHE BLANC ET SASHIKO

Pour la broderie j’ai choisi des fils de cotons en pelotes pour réalisation de tricots en pur coton pour enfants par exemple. J’ai choisi des couleurs douces mais bien sûr tout est permis pour des effets très varié. Pour ce travail j’ai brodé avec 2 brins simultanément pour obtenir un vrai relief.

Il convient de plier en 2 dans le sens de la longueur votre chèche pour obtenir un foulard qui ait une bonne tenue sur lesquels vos points pourront s’appuyer! Sauf si vous choisissez de travailler sur un foulard d’un autre type plus épais…

Comme on peut le voir, les points n’ont pas besoin d’être réguliers, ils sont d’environ 1cm de long, et les espaces entre les lignes brodées sont variables selon l’effet désiré …

Astuce : Préparer vos aiguillées à l’avance en prévoyant les franges ! n’oubliez pas de prévoir au moins 40 cm en plus de la longueur de votre foulard.

Réaliser une telle broderie « macroscopique » est très ludique ! mais il y a quelques pièges aussi … qui dit grands points dit modification de relief selon les tensions relatives de vos différentes lignes et les écarts entre elles. Cela fait partie de la personnalité de votre foulard … à condition que cela ne soit pas trop « déformé »

Astuce : Pour éviter les distorsions trop importants, un conseil : travaillez par exemple de gauche à droite votre première ligne puis pour la seconde, restez sur la même face de votre foulard, et travaillez de droite à gauche (ou si vous préférez faites le pivoter pour travailler de gauche à droite) … l’objectif est d’équilibrer les tensions des fils dans les 2 sens.

Il convient de laisser à chaque extrémité du foulard des franges qui seront retaillées ultérieurement.

Astuce : Pour assurer la bonne tenue des fils insérés, il faut prévoir au début et à la fin de chaque ligne un point arrière afin que l’une tension sur la frange n’ait pas pour conséquence de plisser votre foulard 😉

CHECHE ORANGE ET SASHIKO

Autre version, un chèche orange passé et fils de cotons beige, marron glacé et rouille.

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« Carrés et Montagnes »: Envers du décor et Sashiko

Il était une fois un projet inabouti …

Il y a 20 ans j’avais envisagé de réaliser un patch en utilisant les formes géométriques, triangulaires des sommets. Pour les tons, il me semblait que bien souvent les paysages de montagnes sont tout de nuances de bruns, verts, parfois dorés. J’ai donc eu l’idée de peindre de la « soie » (ou plutôt un ersatz de soie) dans ces couleurs et d’y ajouter des touches plus lumineuses et colorées, assez improbables…

« Soie peinte« 
Patchwork de petits carrés

A l’époque j’avais peu de temps, et j’avais un peu bâclé ce patch monté à la va-vite à la machine… donc déçue il a végété au fond d’un placard jusqu’en ce début d’année 2019.

Le projet de le recycler et le mener à son terme a germé car je trouve ces morceaux de soie peinte très intéressants. Je l’ai entièrement démonté et remonté à la main de façon soignée pour aboutir à un tableau assez surprenant.

J’ai ensuite décidé de le traiter non comme un patch à quilter de façon classique mais, comme un support pour le broder selon la méthode des petits points blancs japonais, autrement dit prendre le plaisir d’associer montagne, soie peinte et sashiko.

Pour cette étape je me suis servie d’un joli tissu bleu pétrole profond comme fond et me suis lancée dans la broderie … de façon inattendue j’ai créé des lignes du sommet des monts s’évasant vers le bas des pentes. Vous vous demandez sans doute pourquoi j’utilise l’expression « de façon inattendue », eh bien tout simplement car le sashiko permet de telles surprises, c’est un peu l’équivalent d’une écriture automatique … nous nous laissons guider par le geste.

Et, la véritable surprise a été de découvrir que tous ces petits points blancs dessinaient à l’envers de jolis monts abstraits.

Et me voilà avec un tableau imprésentable car réversible … sauf à le suspendre dans un passage !

Ces derniers mois je prends beaucoup de plaisir à ressortir de mes placards mes projets inaboutis, mes restes de tissus et autres fibres teintes etc. de ces 30 dernières années, pour leur redonner une nouvelle vie. Mener à son terme un projet ancien inabouti, n’est pas vraiment l’expression adaptée, car après tant d’années mes idées, et surtout mes « moyens » ont beaucoup évolué, parallèlement à l’acquisition de nouvelles méthodes et techniques de travail.

Ainsi il est clair que ce tableau réversible « Carrés et Montagnes » n’aurait pas vu le jour sous cette forme il y a 20 ans quand il était en début de gestation. Il aurait sans doute eu les caractères d’un patchwork avec matelassage et quilting classique.

« Carrés et Montagnes » : Tableau peint et Sashiko (70×98 cm)
« Carrés et Montagnes » – Envers du décor Sashiko (70x98cm)
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« Carrés et Montagnes »: Tableau peint et Sashiko

Il était une fois un projet inabouti …

Il y a 20 ans j’avais envisagé de réaliser un patch en utilisant les formes géométriques, triangulaires des sommets. Pour les tons, il me semblait que bien souvent les paysages de montagnes sont tout de nuances de bruns, verts, parfois dorés. J’ai donc eu l’idée de peindre de la « soie » (ou plutôt un ersatz de soie) dans ces couleurs et d’y ajouter des touches plus lumineuses et colorées, assez improbables…

« Soie peinte« 
Patchwork de petits carrés

A l’époque j’avais peu de temps, et j’avais un peu bâclé ce patch monté à la va-vite à la machine… donc déçue il a végété au fond d’un placard jusqu’en ce début d’année 2019.

Le projet de le recycler et le mener à son terme a germé car je trouve ces morceaux de soie peinte très intéressants. Je l’ai entièrement démonté et remonté à la main de façon soignée pour aboutir à un tableau assez surprenant.

J’ai ensuite décidé de le traiter non comme un patch à quilter de façon classique mais, comme un support pour le broder selon la méthode des petits points blancs japonais, autrement dit prendre le plaisir d’associer montagne, soie peinte et sashiko.

Pour cette étape je me suis servie d’un joli tissu bleu pétrole profond comme fond et me suis lancée dans la broderie … de façon inattendue j’ai créé des lignes du sommet des monts s’évasant vers le bas des pentes. Vous vous demandez sans doute pourquoi j’utilise l’expression « de façon inattendue », eh bien tout simplement car le sashiko permet de telles surprises, c’est un peu l’équivalent d’une écriture automatique … nous nous laissons guider par le geste.

Et, la véritable surprise a été de découvrir que tous ces petits points blancs dessinaient à l’envers de jolis monts abstraits.

Et me voilà avec un tableau imprésentable car réversible … sauf à le suspendre dans un passage !

Ces derniers mois je prends beaucoup de plaisir à ressortir de mes placards mes projets inaboutis, mes restes de tissus et autres fibres teintes etc. de ces 30 dernières années, pour leur redonner une nouvelle vie. Mener à son terme un projet ancien inabouti, n’est pas vraiment l’expression adaptée, car après tant d’années mes idées, et surtout mes « moyens » ont beaucoup évolué, parallèlement à l’acquisition de nouvelles méthodes et techniques de travail.

Ainsi il est clair que ce tableau réversible « Carrés et Montagnes » n’aurait pas vu le jour sous cette forme il y a 20 ans quand il était en début de gestation. Il aurait sans doute eu les caractères d’un patchwork avec matelassage et quilting classique.

« Carrés et Montagnes » : Tableau peint et Sashiko (70×98 cm)
« Carrés et Montagnes » – Envers du décor Sashiko (70x98cm)