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Portfolio

Pour mieux vous permettre de suivre l’évolution de mes travaux j’ai initié une autre approche … en créant un Portfolio. En effet la rédaction d’articles expliquant mes démarches et astuces est très chronophage, bien qu’intéressante, et de ce fait limitée… Les articles de ce blog ne représentent ainsi que quelques unes de mes réalisations.

Mon PORTFOLIO sera plus représentatif !

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Chèche, Impression et Décoloration

La couleur unie de votre chèche est passée de façon irrégulière ? essayez l’impression de feuilles avec décoloration !

Ici j’ai utilisé des feuilles que j’avais ramassées à l’automne avec mes petits enfants. L’idée étant de tester l’impression sur un vieux chèche prune délavé que je ne portais plus mais que j’aime beaucoup et qui est très doux …

Au lieu d’imprimer des motifs avec de la peinture appliquée sur mes feuilles, je me suis servi d’eau de javel (hypochlorite de sodium) en gel afin de jouer avec son pouvoir décolorant. La présentation en gel limite les diffusions non maîtrisées …

Astuce : Soyez extrêmement prudent(e) car le pouvoir décolorant de la javel concentrée est majeur. Une simple goutte, ou un pinceau mal rincé et voilà des dégâts définitifs. Faites quelques essais avant de vous lancer sur votre tissu ! la concentration de la javel est très évolutive dans le temps, et les résultats obtenus très variables selon cette concentration !

La première étape consiste à tendre son tissu sur un support qui permet de le soulever par rapport au plan de travail. C’est important pour éviter que la javel ne diffuse trop. J’utilise un cadre pour teinture de la soie, avec des « épingles d’architecte ».

Pour les premières feuilles j’ai appliqué le gel de javel au pinceau sur la surface de la feuille puis imprimer sur mon tissu, mais j’ai réalisé que ce n’était pas la bonne solution pour les feuilles à grandes surfaces planes.

Le mieux est de se servir de la feuille comme masque, je l’ai posée sur mon tissu et j’ai appliqué le gel de javel au pinceau sur son pourtour, obtenant ainsi son dessin foncé sur fond plus clair. Puis au pinceau on peut tracer à l’intérieur quelques traits pour figurer les nervures …

Astuce : N’oubliez pas de prendre toutes les précautions recommandées pour la manipulation de l’eau de javel (port de gants, tenue qui ne risque rien, éloignement de tout objet non indispensable, rinçage systématique et rapide..). Travaillez rapidement et rincer votre tissu à l’eau froide d’abord et mettez le en machine seul !

Cette expérience est très amusante et simple, mais n’oubliez pas de prendre les précautions recommandées lors de toute utilisation de l’eau de javel !

Cette expérience est très amusante et simple, mais n’oubliez pas de prendre les précautions recommandées lors de toute utilisation de l’eau de javel !

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« Patch aux 400 Couleurs »

Voici les étapes qui m’ont permis de réaliser ce patchwork… Rien de bien compliqué pour un travail intéressant et un rendu qui me plait beaucoup.

Détail

Il y a un certain nombre d’années j’avais découpé découpé un article de Martine Cade-Moret dans la revue « Les Nouvelles du Patchwork » (N°122). Elle montrait comment réaliser un très beau patch, sans difficulté technique puisque ne faisant appel qu’à la juxtaposition de bandes rectangulaires pour former les blocs. Non, le véritable challenge se trouvait ailleurs : trouver 400 morceaux de tissu de couleurs différentes. Il s’agit d’utiliser des chutes de tissus accumulées au fil du temps.

Modèle de Martine Cade-Moret.

Choix des tissus et préparation

C’est ce qui m’avait plu, outre le résultat très intéressant bien sûr. J’y ai rajouté ma touche personnelle en décidant de chercher ces 400 couleurs uniquement parmi les tissus que nous avons teints au fil des années ma maman et moi.

Suivant les conseils de Martine Cade-Moret, j’ai préparé dans ces chutes de tissus 400 rectangles de 3 cm sur 6 cm. C’est cette étape qui a été la plus compliquée : collecter 400 morceaux différents n’est pas si simple.

Pour le fond j’ai choisi un tissu légèrement « moucheté » moutarde dans lequel j’ai préparé 800 rectangles de 1,5 cm sur 6 cm. Astuce : bien que le nombre de 800 soit impressionnant, la technique de découpe de longues bandes de 1,5 cm de large que l’on divise dans un second temps en pièces de 6 cm de long est très efficace.

Création et tri des 400 « mini blocs »

Vient ensuite la réalisation des 400 « mini blocs » formés d’un rectangle de couleur inséré entre 2 bandes de tissu de fond. Et voilà la partie un peu fastidieuse terminée. Les étapes suivantes sont plutôt ludiques : tri par gammes de couleurs, assemblage des « mini blocs » par 4, etc.

Pour le tri par gammes de couleurs j’ai profité de l’aide de mes petits-enfants. Nous avons d’abord réparti les 400 « mini blocs » dans des bacs selon leur couleur. Puis nous les avons appliqué avec des épingles sur des morceaux de molletons en les juxtaposant tels qu’ils se présentaient.

Composition des motifs

J’ai ensuite travaillé à partir de ces plaques de molletons pour composer mes blocs de 4 « mini blocs ».

Avant l’assemblage des blocs obtenus en bandes, un important travail de tests est nécessaire afin de trouver une disposition relative des blocs qui vous plaise : tant entre 2 ou 4 blocs juxtaposés qu’au plan global ! Et si c’est trés amusant et intéressant cela devient vite casse-tête, il y a toujours des endroits dans votre composition qui vous heurtent, ou au contraire les choix vous sont trop difficiles …

Astuce : servez vous de votre appareil photos ! C’est un excellent moyen de réaliser vos différentes compositions. Vous pouvez ainsi facilement les comparer. Une fois votre choix arrêté vous n’avez plus qu’à recomposer à l’identique en suivant votre modèle.

Assemblage des blocs

L’assemblage comme toujours est une étape très gratifiante.

Encadrement et Quilting

Il convient ensuite de réaliser « l’encadrement » … et le quilting.

Pour le quilting des « mini blocs » j’ai retenu celui proposé par Martine Cade-Moret. J’ai bien aimé le réaliser car cela permet de profiter pleinement des tons, mélanges et couleurs et autres motifs.

Pour le quilting du cadre j’ai préféré les lignes paralélles.

Si vous étiez intéressé-e sachez qu’il est disponible à la vente. Rendez vous sur la page « Boutique »

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Tissage et Broderie de Mèches de Soie multicolore

Depuis fort longtemps je possède un matériau précieux : des écheveaux de soie multicolores sous forme de mèches. C’est somptueux ! Mais comment la mettre en valeur ?

Pourquoi ne pas essayer de la tisser ? Avec comme objectif premier de ne pas perdre ses caractéristiques : côté soyeux, brillants, multicolores aux multiples nuances et camaïeux.

Echeveaux de mèches de soie multicolore.

Tissage des mèches de soie

J’ai installé une chaîne en laine sur mon métier à tisser à peigne envergueur et ai tissé de volumineuses mèches … Etape très plaisante, avec un rendu surprenant et riche !

Tissage de volumineuses mèches de soie.

Si l’ouvrage tissé était très intéressant, il ne pouvait rester en l’état : trop fragile !!! Et d’autre part je n’étais pas satisfaite des fils de chaîne visibles qui me semblaient nuire à l’harmonie obtenue. J’ai donc décidé de travailler …

Pour que l’ouvrage soit moins fragile tout d’abord, je l’ai installé sur une gaze de tarlatane.

Broderie de la pièce tissée

Pour améliorer le tout, il m’a semblé que je pouvais rebroder sur les fils de chaîne visibles avec des cotons teints multicolores que j’ai préalablement teints avec toutes sortes de nuances.

Malgré la tarlatane mon ouvrage restait très vulnérable … il fallait trouver un moyen pour que l’ensemble reste stable pendant la phase de broderie. J’ai opté pour l’installation d’un film hydrosoluble qui m’a permis de le maintenir.

Film hydrosoluble pour maintenir le travail
 pendant la phase de broderie.

Un travail de broderie plaisant et varié. Une fois l’ensemble brodé, l’aspect global est déroutant …

Travail brodé avec des cotons teints multicolores (avec son film encore en place)

Mais quel plaisir que de découvrir le résultat obtenu une fois rincé avec beaucoup de précautions !

Après rinçage à l’eau froide et dissolution du film.
Détail du tableau.

Restent les finitions … et le choix du type de présentation : j’ai opté pour un entourage et un fond dans un tissu brillant gris perle.

Tableau finalisé (57×25 cm)

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Teinture multicolore de fils de coton

TEINTURE FILS DE COTON

Voici la méthode que j’utilise pour teindre mes fils de coton multicolores, à destinations diverses, broderie ou chaîne de tissage par exemple (cf. Projet « Tapis tissé de coton et laine multicolores »). Il s’agit d’une méthode simple, rapide, très souple et ne nécessitant pas de matériel spécifique.

1- Matériaux

On peut teindre toutes sortes de fibres, mais ici j’ai choisi du fil de coton mercerisé (fil à crocheter avec crochet N°2). Pour être teint le fil doit être « accessible » à la teinture, le plus simple est de le répartir en écheveaux plus ou moins volumineux selon votre objectif. En effet il existe une importante variabilité des résultats obtenus, si vous souhaitez une certaine homogénéité préparez des écheveaux un peu plus volumineux.

 

2- « Fixation » avant teinture

Il existe de nombreuses méthodes de teinture, mais elles ont un point commun: la nécessité de fixer les couleurs. Je trouve que le plus simple est de « pré-fixer » avant teinture le matériau en l’imergeant pendant au moins 30 minutes dans une solution alcaline (souvent appelée ‘ »soda H »).

Astuce : mélanger 150 ml de poudre « pH plus » (poudre alcalinsante pour piscine) dans 4 litres d’eau chaude à environ 38° jusqu’à dilution complète. Une fois préparée, cette solution peut être utilisée pendant 3 ou 4 jours. De même vos cotons préfixés ainsi peuvent être ensuite  teintés à sec.

3- Préparation des couleurs

J’utilise des pigments Procion MX (vendu par exemple sur le site : http://www.aufildemma.com ). Je n’aborderai pas la préparation de mes couleurs. Rien ne remplacera vos propres expériences … Disons seulement qu’il faut utiliser des solutions relativement concentrées pour obtenir des couleurs relativement denses après fixtaion, rinçage et séchage …

Astuce : tremper un bout de papier torchon pour avoir une idée de la couleur probable de votre solution

4- Teinture

Une fois que vos couleurs sont prêtes, vous pouvez vous lancer ! Vous allez pouvoir les répartir comme bon vous semble sur votre écheveau.

Astuce : Installez de préférence votre écheveau sur un support percé pour éviter que votre coton ne baigne dans l’excèdent de couleurs.

Installation pour teindre
Installation pour teindre

J’utilise une pipette en plastique pour prélever et appliquer la couleur. Il ne faut oublier aucune zone … sauf à désirer un effet de contraste entre zones teintes et les autres 😉. Les zones de maintien de l’échevau doivent faire l’objet d’une attention particulière, car les fils y sont ressérés.

Astuce : j’introduis ma pipette jusqu’au centre de ces zones !

 

Application des couleurs

5- Fixation au micro-ondes

L’étape suivante est la fixation au micro-ondes. Pour cela il faut bien sûr utiliser des supports adaptés ! Il faut couvrir votre écheveau et personnellelent je mets 3 fois 1 minute à puissance maximale, espacées de 2 à 3 minutes pour éviter la surchauffe qui affecte les couleurs. Les fibres doivent rester humides.

Astuce :  il est conseillé de maintenir l’écheveau sur un support perméable, par exemple petite grille en plastique pour sécher les biscuits au sortir du four.

 

Mise au micro-ondes

6- Rinçage

La phase du rinçage à froid est très importante, surtout si vous destinez vos cotons teints à des créations qui seront lavées 😉.

 

Rinçage soigneux à l’eau froide

7-Après le séchage, reconstitution des pelotes

A toutes les étapes vous vous régalerez si vous aimez comme moi jouer avec les couleurs. Mais n’oubliez pas que les couleurs seront moins vives et contrastées une fois vos écheveaux secs.

 

Echeveaux et pelotes de coton teint
Echeveaux et pelotes de coton teint