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Portfolio

Pour mieux vous permettre de suivre l’évolution de mes travaux j’ai initié une autre approche … en créant un Portfolio. En effet la rédaction d’articles expliquant mes démarches et astuces est très chronophage, bien qu’intéressante, et de ce fait limitée… Les articles de ce blog ne représentent ainsi que quelques unes de mes réalisations.

Mon PORTFOLIO sera plus représentatif !

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Masques de protection en tissu

Mise à jour du 27 avril 2020 : Comme attendu voilà que les masques de protection en tissu deviennent les stars ! Il n’en reste pas moins qu’ils doivent être utilisés en respectant des mesures d’hygiène stricte.

voici le dernier tutoriel de CECILE DIY accessible :

https://www.youtube.com/watch?v=JyfzEohObl0

https://www.instagram.com/cecilediy/

LE CONTEXTE DU COVID-19 au début du confinement

Il est important de proposer des masques de protection à tous, et tout spécialement à ceux et celles qui sont en contact avec le public, avec des personnes fragiles, et/ou avec des collègues au travail.

Beaucoup de messages contradictoires autour de cette question, mais halte à la désinformation ! Il n’est plus à démontrer que les masques de protection sont une arme dans la lutte contre la transmission des infections, et tout particulièrement vis-à-vis de celles qui se transmettent surtout par voie aérienne. Le COVID-19 en fait partie. En qualité de praticien hospitalier, néphrologue retraitée j’en sais quelque chose.

Les masques de protection en tissu font partie de cet arsenal. Mêmes imparfaits ils réduisent les risques de transmissions, ils sont lavables et réutilisables, donc pas de pénurie😉!

Vous trouverez ci-dessous un exemple de préconisations pour leur utilisation.

TUTORIELS ET ARTICLES DE REFERENCE

Il existe beaucoup de démarches et de tuto qui circulent ces dernières semaines sur la toile et c’est une excellente chose !

Parmi ceux-ci le travail de Cécile est tout à fait remarquable et argumenté voici son dernier tuto en date. Vous retrouverez si vous êtes intéressés sa 1ère version sur son site www.cecilediy.com .

A consulter également un article très intéressant de Bérangère, ingénieure textile : pour ouvrir son article cliquez sur la photo ci-dessous.

INFORMATION A DESTINATION DES PORTEURS DE MASQUES EN TISSU

Une des critiques régulièrement soulevé contre le port des masques par les non-soignants serait leur mauvaise utilisation …

Qu’à cela ne tienne, il faut donc diffuser une notice d’utilisation quand nous donnons des masques que nous avons confectionnés.

Voici celle que j’ai rédigée à cette fin;

Astuces personnelles

En complément de l’excellent tuto de Cécile, voici mes ajustements :

1- j’ai découpé 3 gabarits différents correspondants aux 3 types de pièces à découper

2- avant de réaliser les surpiqûres horizontales du haut et du bas, je réduis les bords verticaux des 2 pièces intérieures de manière à laisser environ 1.5 cm. Ceci permet pour éviter les sur-épaisseurs lors du repli pour le coulisseau de l’élastique ou du cordon

3- pour insérer la barrette à pincer au niveau du nez je fais une couture de 8 cm de long à 1.5 cm de la surpiqûre du haut à cheval sur la couture verticale. Ainsi nous obtenons un coulisseau accessible par l’intérieur du masque.

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Mini-tissages et Etudes

En ce début d’année 2020, j’ai décidé d’explorer les possibilités offertes par les petits métiers à tisser plats dits « pour écoliers ». Beaucoup plus simples d’utilisation et transportables que mon métier avec peigne envergueur ! Bien sûr, les travaux réalisables avec ces 2 types d’outils n’ont pas grand chose en commun, si ce n’est tout de même le principe du tissage, avec sa chaine et sa trame …

Me voici donc lancée dans le tissage de petites pièces de 18 ou 20 cm sur 22 ou 25 cm.

Les idées à explorer : des images relativement graphiques comportant des lignes ou ondulations, stries et autres rayures plus ou moins régulières. Les matières : fil de coton blanc qui présente les qualités nécessaires pour la chaîne (souplesse, tenue et résistance) ; fils de bambous-coton ou de coton que j’ai teints à la main ; cotons écrus plus ou moins travaillés, utilisés tels quels ou après teintures également ; laine blanche duveteuse ; et broderie ensuite selon les cas.

Roches en strates sur l’île d’Ithaque

Lors d’un voyage en Grèce en septembre au détour d’un virage dans une petite route descendant dans une crique, j’avais trouvé intéressantes ces roches qui dessinent des strates colorées, surplombées par de la végétation et avec des graviers à leur base.

Pour réaliser ce tissage j’ai choisi parmi mes fils de bambou-cotons teints et j’y ai inclus du coton irrégulier écru pour lui donner une certaine unité et relief.

Astuce : Les motifs du tissage sont réalisés à l’horizontale et il convient de regarder régulièrement l’effet produit en pivotant le métier à 90°. Pour mettre en valeur le côté irrégulier des strates j’ai utilisé le tissage partiel, et les allers et retours plus ou moins complets sur la chaîne.

Une fois le tissage terminé et la pièce pivotée en position verticale, j’ai entrepris de broder la végétation dans la partie supérieure et les pierres et graviers éboulés dans la partie inférieure.

Astuce : pour cela j’ai utilisé d’autres fils de bambou-cotons teints et brodé des noeuds pour donner du relief.

Et voici le petit tableau terminé !

Roches à Ithaque (20x15cm)

Reflets de fin de journée en Méditerranée

Fascinée comme beaucoup pour les reflets sur la mer, j’aime particulièrement les couleurs denses que l’on peut admirer certaines fins de journée en Méditerranée. Depuis longtemps j’explore différentes techniques, textiles mais aussi peintures, collage etc. pour illustrer certaines caractéristiques des reflets sur l’eau.

Pourquoi pas le tissage avec des fils de coton que j’ai teints avec des variations de couleurs, dégradés ou autres juxtapositions (cf. article dédié à la teinture des fils de coton).

Pour ce sujet on travaille directement à l’horizontale … puisque les reflets sont globalement orientés dans ce sens. Cela ne demande donc pas de modifier l’angle de vue pour prendre du recul et imaginer le rendu.

Astuce : une des difficultés est d’éviter le côté rectiligne et « rayé » des fils de couleurs différentes. L’utilisation de fils présentant d’importantes variations de couleurs est un moyen d’éviter cet écueil, mais ce n’est pas suffisant. Il faut également juxtaposer et faire des allers-retours plus ou moins partiels avec 2 fils différents que l’on peut croiser à différents niveaux, et créer ainsi des zones plus ou moins homogènes qui estompent la rigidité naturelle du tissage.

Reflets de fin de journée en Méditerranée (17.5×17 cm)
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Chèche, Impression et Décoloration

La couleur unie de votre chèche est passée de façon irrégulière ? essayez l’impression de feuilles avec décoloration !

Ici j’ai utilisé des feuilles que j’avais ramassées à l’automne avec mes petits enfants. L’idée étant de tester l’impression sur un vieux chèche prune délavé que je ne portais plus mais que j’aime beaucoup et qui est très doux …

Au lieu d’imprimer des motifs avec de la peinture appliquée sur mes feuilles, je me suis servi d’eau de javel (hypochlorite de sodium) en gel afin de jouer avec son pouvoir décolorant. La présentation en gel limite les diffusions non maîtrisées …

Astuce : Soyez extrêmement prudent(e) car le pouvoir décolorant de la javel concentrée est majeur. Une simple goutte, ou un pinceau mal rincé et voilà des dégâts définitifs. Faites quelques essais avant de vous lancer sur votre tissu ! la concentration de la javel est très évolutive dans le temps, et les résultats obtenus très variables selon cette concentration !

La première étape consiste à tendre son tissu sur un support qui permet de le soulever par rapport au plan de travail. C’est important pour éviter que la javel ne diffuse trop. J’utilise un cadre pour teinture de la soie, avec des « épingles d’architecte ».

Pour les premières feuilles j’ai appliqué le gel de javel au pinceau sur la surface de la feuille puis imprimer sur mon tissu, mais j’ai réalisé que ce n’était pas la bonne solution pour les feuilles à grandes surfaces planes.

Le mieux est de se servir de la feuille comme masque, je l’ai posée sur mon tissu et j’ai appliqué le gel de javel au pinceau sur son pourtour, obtenant ainsi son dessin foncé sur fond plus clair. Puis au pinceau on peut tracer à l’intérieur quelques traits pour figurer les nervures …

Astuce : N’oubliez pas de prendre toutes les précautions recommandées pour la manipulation de l’eau de javel (port de gants, tenue qui ne risque rien, éloignement de tout objet non indispensable, rinçage systématique et rapide..). Travaillez rapidement et rincer votre tissu à l’eau froide d’abord et mettez le en machine seul !

Cette expérience est très amusante et simple, mais n’oubliez pas de prendre les précautions recommandées lors de toute utilisation de l’eau de javel !

Cette expérience est très amusante et simple, mais n’oubliez pas de prendre les précautions recommandées lors de toute utilisation de l’eau de javel !

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Chèche, Teinture et Sashiko

Y a-t-il une traduction adaptée en français de l’upcycling ? « Surcyclage » comme le propose Wikipédia ?

En tous les cas il s’agit bien de donner une seconde vie en les transformant à des objets et matériaux usagés, voire à jeter …

Voici un exemple, d’un vieux chèche que j’ai commencé par teindre (il était verdâtre passablement délavé). Puis je l’ai brodé à grands points selon la technique de « Sashiko » avec des fils de bambou-coton que j’ai teints avec tous les restes de teintures dont certains dataient de plusieurs mois … j’ai toujours du mal à jeter…

Comme décrit dans l’article « Chèches et Sashiko », la 1ère étape est de plier en 2 votre chèche et et de le bâtir ainsi.

Puis il convient de préparer les longueurs de fils que vous allez utiliser pour broder.

Astuce : les aiguillées doivent faire au moins la longueur de votre foulard en ajoutant au moins 40 cm pour avoir des franges de 15 cm aux 2 extrémités (il y a toujours pas mal de chutes).

Il faut évaluer le nombre d’aiguillées à préparer : pour cela vous pouvez vous aider d’un croquis ou compter approximativement en observant votre foulard selon les espaces que vous souhaitez laisser entre vos lignes de points.

En ce qui concerne ce foulard, j’avais prévu 21 lignes de points de sashiko et pour chaque ligne de points j’ai voulu associer 2 fils de couleurs différentes mais voisines… soit 42 longueurs de fils. Cela fait beaucoup d’occasion d’emmêler ces aiguillées et de perdre beaucoup de temps.

Astuce : je vous conseille d’en faire une tresse sur laquelle vous prélèverez au fur et à mesure vos fils ! pour cela il faut plier en 2 chaque aiguillée, les réunir ensuite en les maintenant avec une pince (ex: celle pour fermer les sacs en cuisine sont très pratiques), ou un fil de couleurs suffisamment lâche (pour pouvoir ensuite, tirer vos aiguillées). Dans mon cas j’avais ainsi 42×2 brins à tresser pas trop serré. Ensuite il suffit de choisir une boucle en haut de la tresse et de tirer doucement et régulièrement pour faire coulisser votre aiguillée ! Le tour est joué les autres restent dans la tresse ….

Et vous voilà avec un nouveau foulard très personnel !

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Chèches et Sashiko

Depuis quelques années, je prends beaucoup de plaisir à transformer des chèches unis, ces longs foulards de coton particulièrement agréables à porter, pour leur donner une seconde vie.

CHECHE BLANC ET SASHIKO

Pour la broderie j’ai choisi des fils de cotons en pelotes pour réalisation de tricots en pur coton pour enfants par exemple. J’ai choisi des couleurs douces mais bien sûr tout est permis pour des effets très varié. Pour ce travail j’ai brodé avec 2 brins simultanément pour obtenir un vrai relief.

Il convient de plier en 2 dans le sens de la longueur votre chèche pour obtenir un foulard qui ait une bonne tenue sur lesquels vos points pourront s’appuyer! Sauf si vous choisissez de travailler sur un foulard d’un autre type plus épais…

Comme on peut le voir, les points n’ont pas besoin d’être réguliers, ils sont d’environ 1cm de long, et les espaces entre les lignes brodées sont variables selon l’effet désiré …

Astuce : Préparer vos aiguillées à l’avance en prévoyant les franges ! n’oubliez pas de prévoir au moins 40 cm en plus de la longueur de votre foulard.

Réaliser une telle broderie « macroscopique » est très ludique ! mais il y a quelques pièges aussi … qui dit grands points dit modification de relief selon les tensions relatives de vos différentes lignes et les écarts entre elles. Cela fait partie de la personnalité de votre foulard … à condition que cela ne soit pas trop « déformé »

Astuce : Pour éviter les distorsions trop importants, un conseil : travaillez par exemple de gauche à droite votre première ligne puis pour la seconde, restez sur la même face de votre foulard, et travaillez de droite à gauche (ou si vous préférez faites le pivoter pour travailler de gauche à droite) … l’objectif est d’équilibrer les tensions des fils dans les 2 sens.

Il convient de laisser à chaque extrémité du foulard des franges qui seront retaillées ultérieurement.

Astuce : Pour assurer la bonne tenue des fils insérés, il faut prévoir au début et à la fin de chaque ligne un point arrière afin que l’une tension sur la frange n’ait pas pour conséquence de plisser votre foulard 😉

CHECHE ORANGE ET SASHIKO

Autre version, un chèche orange passé et fils de cotons beige, marron glacé et rouille.

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« Carrés et Montagnes »: Envers du décor et Sashiko

Il était une fois un projet inabouti …

Il y a 20 ans j’avais envisagé de réaliser un patch en utilisant les formes géométriques, triangulaires des sommets. Pour les tons, il me semblait que bien souvent les paysages de montagnes sont tout de nuances de bruns, verts, parfois dorés. J’ai donc eu l’idée de peindre de la « soie » (ou plutôt un ersatz de soie) dans ces couleurs et d’y ajouter des touches plus lumineuses et colorées, assez improbables…

« Soie peinte« 
Patchwork de petits carrés

A l’époque j’avais peu de temps, et j’avais un peu bâclé ce patch monté à la va-vite à la machine… donc déçue il a végété au fond d’un placard jusqu’en ce début d’année 2019.

Le projet de le recycler et le mener à son terme a germé car je trouve ces morceaux de soie peinte très intéressants. Je l’ai entièrement démonté et remonté à la main de façon soignée pour aboutir à un tableau assez surprenant.

J’ai ensuite décidé de le traiter non comme un patch à quilter de façon classique mais, comme un support pour le broder selon la méthode des petits points blancs japonais, autrement dit prendre le plaisir d’associer montagne, soie peinte et sashiko.

Pour cette étape je me suis servie d’un joli tissu bleu pétrole profond comme fond et me suis lancée dans la broderie … de façon inattendue j’ai créé des lignes du sommet des monts s’évasant vers le bas des pentes. Vous vous demandez sans doute pourquoi j’utilise l’expression « de façon inattendue », eh bien tout simplement car le sashiko permet de telles surprises, c’est un peu l’équivalent d’une écriture automatique … nous nous laissons guider par le geste.

Et, la véritable surprise a été de découvrir que tous ces petits points blancs dessinaient à l’envers de jolis monts abstraits.

Et me voilà avec un tableau imprésentable car réversible … sauf à le suspendre dans un passage !

Ces derniers mois je prends beaucoup de plaisir à ressortir de mes placards mes projets inaboutis, mes restes de tissus et autres fibres teintes etc. de ces 30 dernières années, pour leur redonner une nouvelle vie. Mener à son terme un projet ancien inabouti, n’est pas vraiment l’expression adaptée, car après tant d’années mes idées, et surtout mes « moyens » ont beaucoup évolué, parallèlement à l’acquisition de nouvelles méthodes et techniques de travail.

Ainsi il est clair que ce tableau réversible « Carrés et Montagnes » n’aurait pas vu le jour sous cette forme il y a 20 ans quand il était en début de gestation. Il aurait sans doute eu les caractères d’un patchwork avec matelassage et quilting classique.

« Carrés et Montagnes » : Tableau peint et Sashiko (70×98 cm)
« Carrés et Montagnes » – Envers du décor Sashiko (70x98cm)
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« Carrés et Montagnes »: Tableau peint et Sashiko

Il était une fois un projet inabouti …

Il y a 20 ans j’avais envisagé de réaliser un patch en utilisant les formes géométriques, triangulaires des sommets. Pour les tons, il me semblait que bien souvent les paysages de montagnes sont tout de nuances de bruns, verts, parfois dorés. J’ai donc eu l’idée de peindre de la « soie » (ou plutôt un ersatz de soie) dans ces couleurs et d’y ajouter des touches plus lumineuses et colorées, assez improbables…

« Soie peinte« 
Patchwork de petits carrés

A l’époque j’avais peu de temps, et j’avais un peu bâclé ce patch monté à la va-vite à la machine… donc déçue il a végété au fond d’un placard jusqu’en ce début d’année 2019.

Le projet de le recycler et le mener à son terme a germé car je trouve ces morceaux de soie peinte très intéressants. Je l’ai entièrement démonté et remonté à la main de façon soignée pour aboutir à un tableau assez surprenant.

J’ai ensuite décidé de le traiter non comme un patch à quilter de façon classique mais, comme un support pour le broder selon la méthode des petits points blancs japonais, autrement dit prendre le plaisir d’associer montagne, soie peinte et sashiko.

Pour cette étape je me suis servie d’un joli tissu bleu pétrole profond comme fond et me suis lancée dans la broderie … de façon inattendue j’ai créé des lignes du sommet des monts s’évasant vers le bas des pentes. Vous vous demandez sans doute pourquoi j’utilise l’expression « de façon inattendue », eh bien tout simplement car le sashiko permet de telles surprises, c’est un peu l’équivalent d’une écriture automatique … nous nous laissons guider par le geste.

Et, la véritable surprise a été de découvrir que tous ces petits points blancs dessinaient à l’envers de jolis monts abstraits.

Et me voilà avec un tableau imprésentable car réversible … sauf à le suspendre dans un passage !

Ces derniers mois je prends beaucoup de plaisir à ressortir de mes placards mes projets inaboutis, mes restes de tissus et autres fibres teintes etc. de ces 30 dernières années, pour leur redonner une nouvelle vie. Mener à son terme un projet ancien inabouti, n’est pas vraiment l’expression adaptée, car après tant d’années mes idées, et surtout mes « moyens » ont beaucoup évolué, parallèlement à l’acquisition de nouvelles méthodes et techniques de travail.

Ainsi il est clair que ce tableau réversible « Carrés et Montagnes » n’aurait pas vu le jour sous cette forme il y a 20 ans quand il était en début de gestation. Il aurait sans doute eu les caractères d’un patchwork avec matelassage et quilting classique.

« Carrés et Montagnes » : Tableau peint et Sashiko (70×98 cm)
« Carrés et Montagnes » – Envers du décor Sashiko (70x98cm)

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Carnets et Compagnie …

Une amie m’a soufflé l’idée de valoriser mes « Petites pièces de récupération sashiko-boro et compagnie » en les utilisant pour confectionner des carnets. Super idée ! et je l’en remercie.

Voici donc les 6 premiers exemplaires.

Récupération batik de mola-broderie sashiko bambou blanc (15×21 cm)
Récupération batik de mola-broderie sashiko bambou blanc (12×16.5 cm)
Récupération batik de mola et fibres teintes-broderie sashiko bambou teint (12×16.5 cm)
Récupération batik de mola et fibres teintes-broderie sashiko bambou teint (12×16.5 cm)
Récupération batik de mola, verre poli Croatie, fibres teintes-broderie sashiko bambou teint (15×21 cm)
Récupération batik de mola, verre poli de Croatie et fibres teintes-broderie sashiko bambou teint (12×16.5 cm)

Et pourquoi pas une nouvelle piste pour de petites pièces de broderies de restes de fibres diverses que j’ai teintes à la main. En voici 2 exemples.

Camaïeu bleu-verts, récupération de fibres teintes et broderie machine (12×16.5 cm)
Camaïeu bleu-verts, récupération de fibres teintes et broderie main (12×16.5 cm)

Une autre façon de valoriser mes petits boutons de mokumé et tissus brodés façon sashiko. En voici 2 exemples.

Boutons verts Mokumé et broderie sashiko bambou blanc (12×16.5 cm)
Boutons bleus Mokumé et broderie sashiko bambou blanc (12×16.5 cm)

Ces carnets sont à vendre au prix de 35€. Ils seront bientôt disponible sur ma boutique en ligne.

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Mobile-Textile « Horizons » : Tutoriel

Voici l’histoire de ce mobile-textile

J’avais peint il y a 20 ans de la soie pour réaliser un patch dont les motifs étaient les classiques « Ananas ». De nombreuses fois en regardant ce patch que j’aime beaucoup je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose de ces belles chutes.

« Horizons« 

Comme vous pourrez le constater sa réalisation, si elle demande patience et application, est très ludique et ne présente aucune difficulté technique. D’où l’idée de rédiger cet article mi-récit mi-tutoriel.

Il y a quelques mois j’avais admiré le travail de Jesse Hinckman qui m’a inspiré. Il s’agit de bandes rayées sus pendues quelques centimètres devant une toile, cette disposition met particulièrement en valeur les jolies bandes rayées.

C’est cette idée qui m’a inspirée. J’ai donc ressorti mes chutes « Ananas » et cherché un morceau de soie peinte qui pourrait faire la toile de fond.

Choix des morceaux de tissus et préparation

Dans un premier temps j’ai réfléchi à la possibilité de faire des bandes rayées mais cela m’a semblé tuer un peu la richesse individuelle de mes chutes … j’ai donc testé des formes séparées ovales, rectangulaires etc. qu’il faudrait ensuite relier entre elles pour pouvoir les suspendre devant la « toile de fond ».

Finalement c’est la forme rectangulaire que j’ai retenue car plus valorisante pour mes chutes… avec une utilisation des motifs en horizontal !

Il n’y avait plus qu’à se lancer !!! J’ai réaliser un gabarit en carton évidé de façon à créer une fenêtre à la dimension souhaitée, en l’occurence : 14 cm de large sur 6 cm de haut.

Astuce : l’utilisation de ce type de gabarit ne sert pas qu’à dimensionner votre pièce ! Si c’était le cas il serait plus simple de se servir d’un crayon et d’une règle. Non l’intérêt principal est de pouvoir en déplaçant votre fenêtre sur votre tissu visualiser le contenu du rectangle 😉 . C’est particulièrement important si vous utiliser des tissus à motifs.

Il m’est apparu ensuite qu’il faudrait que mes rectangles aient une certaine tenue si je voulais les suspendre. J’ai donc décidé de les doubler avec une soie peinte et d’intercaler de le vsisline fixer au fer à repasser.

J’ai choisi de faire 3 bandes suspendues de 8 pièces chacune et ai donc découpé 24 rectangles en me servant de ma « fenêtre-gabarit » pour choisir les plus jolies zones dans mes chutes « Ananas » et de même dans mon morceau unique peint il y a plusieurs années qui m’a semblé correspondre à mon objectif.

Choix de la disposition

Les dispositions possibles dans ce type de travail sont très nombreuses. Bien sûr on peut laisser le hasard faire le choix … mais il est sans aucun doute plus intéressant d’explorer les possibilités et de découvrir celle qui valorisera le plus ce qui vous semble important.

Astuce : comme déjà indiqué dans d’autres articles, l’appareil photo est sans nul doute votre meilleur complice pour cette démarche ! Testez plusieurs dispositions, photographiez les, observez les et choisissez !!! Puis numérotez vos pièces (A1, A2,….A8 pour la 1ère colonne; B1 …à B8 pour la 2ème; C1 … à C8 pour la 3ème)

Montage et broderie

Le travail de broderie peut démarrer ! 😉 J’ai choisi d’assembler les 3 éléments de chacune de mes pièces par un point façon sashiko au fil blanc : en l’occurence 2 brins d’un fil de bambou et coton que j’aime beaucoup travailler car il est soyeux et « satiné ».

La seule difficulté technique est d’insérer pendant cette étape la petite cordelette qui reliera les pièces entre elles.

Astuce : commencez votre ligne de points jusqu’à la position désirée (ici 6 cm) ; décollez doucement la dernière couche; insérez la 1ère branche cordelette et refaites quelques points; insérez la 2ème cordelette à la même distance que la 1ère (soit 6 cm dans notre cas). Attention également à la hauteur de la cordelette pour que cela soit bien symétrique. C’est important pour l’équilibre de vos pièces quand elles seront suspendues.

Pour le pourtour j’utilise le même fil de bambou-coton que j’ai teint avec de multiples nuances. J’en ai toute une collection. Je choisis pour chaque pièce le fil voulu. Je travaille avec 4 brins.

Progression du travail

Endroit et Envers

J’ai beaucoup aimé ce travail de broderie tout simple, ne demandant aucune conce ntration ni précision… avec ce plaisir d’observer ces couleurs, leurs complicités, leurs contrastes voire leurs heurts.

Chaque pièce achevée ajoutant sa personnalité aux précédents !

Résultat final …

Et bien sûr… vient au bout du compte le moment tant attendu où les 3 bandes peuvent être accrochées ensemble !!! Belle découverte bien mise en valeur par cette lumière chaude et le gentil souffle d’air de fin d’après-midi dans une petite crique de Grèce.


L’idée du « mobile-textile » vous plait ? Lancez-vous !

Voici un résumé des étapes.

1- choisissez des tissus qui vous plaisent

C’est le moment de laisser libre cours à votre imagination et votre créativité. Une seule règle l’envie de travailler ces tissus.

A vous de décider … mais rappelez-vous qu’ils ne doivent être ni trop fermes ni trop souples … du moins pour votre 1er mobile.

2- Préparez votre « fenêtre-gabarit »

Choisissez la forme de vos pièces. Pour un 1er mobile je vous conseille des carrés ou rectangles, voir ovales, formes symétriques pour faciliter l’équilibre de la suspension.

Si votre tissu a des motifs que vous souhaitez mettre en valeur, testez le futur rendu en déplaçant votre fenêtre-gabarit.

3- Découpez vos morceaux de tissus et de vsisline

Lors de la découpe prévoyez quelques mm supplémentaires : surtout si vous avez choisi de travailler autour de motifs. En tout état de cause pendant le travail de broderie le tissu peut glisser et on doit alors réaligner un petit peu pour broder le pourtour

4- Fixez au fer vos 2 morceaux de tissu avec la vlisline

C’est important de ne pas sauter cette étape car elle vous faciltera grandement les suivantes ! Vous pouvez ainsi vérifier si vos pièces auront la rigidité adéquate, si ce n’est pas le cas il faut passer à un support intermédiaire plus ferme mais qui doit tout de même pouvoir être brodé.

5- Testez diverses possibilités de dispostion

C’est d’autant plus important que vous aurez choisi des tissus différents pour confectionner vos pièces. (cf. Astuce appareil photo c-dessus)

6-Commencez le montage avec la broderie type sashiko

Retournez dans l’article ci-dessus pour les détails et conseils….

Et voilà pour la suite, prenez du plaisir !

N’hésitez pas à me contacter pour toute question.

Enfin, je serai très fière de rajouter à cet article les photos de votre réalisation !