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Créez le châssis qui convient à votre création textile… Et non l’inverse !

Laissez-vous porter par votre créativité : affranchissez-vous des contraintes de dimensions lors de votre création. Créez-lui ensuite un châssis qui lui conviendra !

Lasse de devoir adapter la taille de mes créations à celles des châssis disponibles dans le commerce, dissuadée par le coût de revient des châssis sur mesure, j’ai décidé de me lancer dans la confection de mes propres châssis. Adieu les contraintes d’ajouts d’entourages de tissu et autres galons.

Le matériel que je vous conseille

Outre votre table de travail munie d’un tapis de découpe :

  • scie à bois (si possible pour encadrement) pour tailler les baguettes à 45°
  • plaque de feutre pour y poser votre travail,
  • houzeaux de tapissier ou à défaut des punaises d’architectes à 3 pointes (celles utilisées pour tendre la soie à peindre sur un cadre en bois)
  • agrafeuse d’ameublement
  • réglet et grande règle transparente telle que celles utilisées pour le patchwork,
  • cutter rotatif pour tissu, de la colle blanche pour encadrement,
  • tasseaux d’Ayous bois clair particulièrement facile à travailler (19×9 mm)
  • papier de verre très fin

Les étapes

1. Évaluation des dimensions de votre châssis

Votre pièce textile bien à plat sur votre plan de travail : déplacez votre règle de patchwork transparente sur toute la hauteur et en largeur pour mesurer la taille idéale.

  • Attention à ne pas amputer une zone qui vous plaît
  • Parfois pour mettre en valeur une zone le recadrage est nécessaire quitte à retirer un peu plus d’un côté que de l’autre
  • N’oubliez pas l’épaisseur de votre châssis 😏 ce n’est pas très joli les lisières irrégulières visibles : il vaut mieux que les tranches du châssis soient en continuité avec la face de votre pièce.

Projetez-vous 🤔 et pour vous y aider la règle transparente pour patchwork est l’outil idéal.

2. Confection du châssis

Reportez les mesures des côtés sur votre tasseau.

Les angles doivent être coupés à 45° précisément… Pour le châssis je dirais que les petits défauts le cas échéant n’ont pas grande importance puisque qu’il sera recouvert par votre pièce textile.

Petite scie à bois

Par contre, si comme pour moi, le montage sur châssis n’est que la première étape avant l’installation dans une caisse américaine, alors il vous faudra sans doute investir dans une scie d’encadreur…

Scie d’encadreur Stanley

Découpez vos baguettes

Pour ma part je ne regrette pas mon achat…

Pour ce qui de la découpe des baguettes, il y a plusieurs pièges… Dans lesquels on retombe souvent même quand on les connaît, comme couper à 60° au lieu de 45°; comme couper les 2 angles parallèlement ; ou encore avoir s’apercevoir que les baguettes opposées sont légèrement différentes…

Astuce : outre la vigilance, il ne faut pas hésiter à vérifier plusieurs fois avant de couper que l’on est bien positionné. Mais surtout on ne prépare pas en même temps 2 baguettes qui doivent avoir la même taille : on découpe la première et seulement ensuite on découpe la seconde à l’identique. Pour cela on les dispose l’une contre l’autre pour marquer la seconde. Ce qui compte c’est qu’elles soient exactement de la même taille.

Poncez légèrement avec le papier de verre très fin

Fixez vos baguettes

Disposez vos 4 baguettes sur une feuille de protection  (plastique ou plexiglas ou verre) pouvant être lavée après l’encollage.

Appliquez de la colle blanche pour encadrement sur les tranches des baguettes, formez l’angle droit et agrafez.

Renouvelez l’opération soigneusement pour les autres angles. Essuyez le surplus de colle.

Sur cette photo vous remarquerez que mon agrafeuse est maintenue à plat en reposant sur un morceau de tasseau de même hauteur que mes baguettes (cf. Astuce ci-dessous). De même j’ai mis une marque au feutre permanent pour repérer l’endroit exact où sera l’agrafe.

Retournez le châssis et posez une agrafe sur chacun des 4 angles de manière à rigidifier votre châssis.

3- Choisissez la position de votre pièce sur le châssis

Pour déterminer la position adéquate de votre pièce fixez la provisoirement avec quelques houzeaux de tapissier (à défaut des punaises d’architectes) sur le châssis, et retournez le tout plusieurs fois jusqu’au résultat voulu.

Marquez les zones à supprimer en vous repérant au bord du châssis, puis découpez les.

4. Fixez à nouveau provisoirement votre pièce

Utilisez à nouveau ouzeaux ou punaises, mais cette fois multipliez les ! Il convient d’obtenir un maintien parfait. N’hésitez pas à bien tendre votre pièce, et à repositionner plusieurs fois vos houzeaux ou vos punaises. Retournez plusieurs fois l’ensemble pour vérifier la qualité de votre montage.

Astuce : pour les étapes suivantes je dispose mon travail sur un feutre épais pour travailler sans risque lorsque j’enfonce mes houzeaux (ou mes punaises) et c’est encore plus important au moment de l’agrafage.

Ici pièce « rigide » de petite taille

Et ce n’est que lorsque tout est parfait que vous pouvez passer à la mise en place des agrafes

5. Fixez définitivement avec votre agrafeuse

Multipliez la pose d’agrafes entre les houzeaux (ou punaises), avant d’enlever ceux-ci.

Astuce: rien n’est plus énervant que les agrafes qui se couchent … Pour éviter cela il suffit de maintenir votre agrafeuse bien à plat à la même hauteur que le plan à agrafer. C’est simple gardez un morceau de tasseau posé à plat sous votre agrafeuse 😏

Enfin agrafez vos angles…

Voilà votre pièce qui a trouvé « chaussure à son pied » 😅

L’étape suivante est de confectionner une caisse américaine pour l’accueillir 🤔. Mais c’est une autre histoire… Et un peu plus complexe 🙄

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Transférez votre dessin peint sur du tissu sans imprimante ni fer à repasser

Pour transférer mes dessins et peintures du papier sur mon tissu j’utilise habituellement la technique classique avec du papier spécial transfert. Je commence par scanner mon dessin peint puis je l’imprime sur le papier spécifique et je transfère ensuite en repassant.

Mon imprimante étant en panne 😢, au fin fond du Queyras, loin de mon atelier, il m’ a fallu trouver un autre moyen.

Je n’ai ici que du papier calque d’écolier et de la colle blanche vinylique 🤔.

Sans trop y croire j’ai décalqué et peint une écorce d’eucalyptus emprunté à Oscar Forel dans son très beau livre « SYNCHROMIES : secrets des écorces » (Edita Denoël – 1980).

J’ai fixé une pièce de coton sur ma table de travail. Je l’ai copieusement enduite avec ma colle vinylique.

J’y ai ensuite soigneusement appliqué mon dessin peint. J’ai décollé mon tissu garni du papier calque de mon plan de travail. Je l’ai séché légèrement en utilisant un sèche cheveux.

Quelques minutes plus tard j’ai décollé le papier calque et… Mon dessin peint était reporté sur mon tissu et ce avec une jolie précision 🤗.

Il ne restait plus qu’à se mettre à la machine pour broder ce joli support 😏.

Experience à renouveler qui vient enrichir nos techniques d’impression sur tissu sans investissement particulier et qui peut se pratiquer presque partout !

Commentaire du 29 mars 2023 … Je n’ai malheureusement pas réussi à renouveler cette expérience avec un autre papier calque et et une autre colle vinylique.

Les pièges à éviter :

Si vous séchez trop complètement le papier calque ne se décolle plus 😅.

Si vous utilisez un tissu trop léger ou à trame trop lache le résultat ne sera pas satisfaisant. Préférez une popeline de coton ou équivalent.

Les tissus synthétiques ne peuvent donner un résultat avec cette technique.

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À la recherche de motifs pour un Mola.

Certains de mes voiles peints évoquent l’eau, ses vaguelettes… Ne pouvant les broder des jours durant compte tenu de leur fragilité j’ai pensé recourir à la technique du Mola si plaisante.

Le principe est de recouvrir l’ensemble de la pièce et d’évier certaines zones au fil de l’avancée de la broderie et seulement à ce moment là. J’avais utilisé cette technique pour la réalisation de mes vitraux-textiles « Hexagones » et ma série « Poupées russes ». J’en garde le souvenir du plaisir de découvrir le tissu de fond et des surprises lors de chaque évidement !

Pour commencer il faut une grande feuille de papier

Munie d’une feuille de papier blanc de la taille de ma pièce, me voilà à la recherche des formes à évider. Je commence par fixer ma feuille avec du ruban adhésif sur ma planche à découper.

Une fois celles-ci dessinées je les découpe de manière à pouvoir imaginer en disposant cette feuille et ses « fenêtres » ce que donnerait un Mola avec mon tissu peint comme fond.

À ce stade nous n’en sommes qu’à la recherche des motifs d’une « grille ». Pour le choix il faut se projeter avec un tissu de dessus qui sera adapté au tissu de fond, celui qui est à mettre en valeur !

En l’occurrence pour moi ce sera un fond bleu uni, certainement bleu nuit…

Bien évidemment il faut un certain nombres d’essais infructueux avant de trouver ce qui convient.

Plusieurs essais…

Ici par exemple mon « dessus » en papier est trop grand pour mon « fond » : résultat tout est à reprendre.

Et c’est tant mieux car mon esquisse initiale ne me convient pas. Il faut que je dispose mes motifs différemment.

Astuce : il ne faut pas oublier l’étape de la mesure de la zone « utilisable » de la pièce de fond. Ainsi sur la feuille de papier on commence par dessiner cette zone et on travaille qu’à l’intérieur de celle-ci. Cela évite les mauvaises surprises 😏

À suivre…

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Peinture sur voile en itinérance : quelques astuces

Loin de mon atelier j’ai cependant besoin de peindre des fonds qui recevront mes « Algues structurées ». Et de plus, j’ai envie de peindre sur un voile très léger…

Quand je suis dans mon atelier je tends ma pièce sur un cadre, ce qui permet d’éviter le contact avec un quelconque support et réduit les risques de diffusion intempestive entre mes couleurs 😏.

Ici rien de tout cela 🙄, pour diminuer le risques de mélange de couleurs, il faut s’assurer que le voile ne bougera pas sur le support sur lequel il repose .

Dans mon cas un set de table en plastique… Je maintiens ma pièce de voile avec du simple ruban adhésif.

Il faut éviter de trop « gorger d’eau » la peinture pour limiter les mélanges malheureux des couleurs. Il est souvent souhaitable d’éponger avec un chiffon le trop plein de peinture…

Une fois la peinture réalisée, quand ma pièce est tendue sur un cadre je la laisse sécher tendue.

Ici, pas de cadre 🙄… Je transporte ma pièce peinte toujours fixée sur son support jusqu’à ce que je la suspende.

Il faut éviter que le voile ne se replit sur lui-même. Je le suspends donc avec 4 épingles à linge : 2 dans sa partie supérieure, 2 dans sa partie inférieure.

On peut aussi le faire sécher à plat sur un séchoir si on craint les effets d’éventuels écoulements en position verticale, mais il faut là encore bien disposer 4 épingles aux 4 coins.

Pour mémoire les « couleurs mouillées » sont toujours plus foncées qu’une fois « sèches ». Si c’est une évidence pour tous les tissus cela l’est d’autant plus que le tissu est léger… Et donc pour le voile de coton il ne faut surtout hésiter à forcer sur les couleurs 😏.

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« Autour des algues des côtes bretonnes »

Un nouveau projet de recherches textiles. Je remercie l’association « Algue Voyageuse – Festiv’Alg » qui m’offre l’opportunité de travailler sur un thème qui m’est cher et que j’ai déjà un peu exploré (séries « Algues aux fenêtres » et « Algues de Pors Rand »). Une exposition est prévue à Pleubian, organisée par l’association, nous serons 3 artistes travaillant le textile qui présenterons notre approche.

Me voilà à nouveau lancée …

Je m’appuie d’une part sur ma collection d’algues séchées dont malheureusement j’ignore le plus souvent les noms.

Mais surtout ma source est le bel ouvrage de Jean-Pierre Nicolas et Loïc Tréhin. J’emprunte à ce dernier quelques unes de ses superbes illustrations.

Ouvrage de référence

Mon plaisir est d’explorer différentes représentations des algues de nos côtes bretonnes (et vendéennes) à travers des créations textiles… au dépens très souvent de la qualité de la reproduction des algues choisies. Mes créations sont plus évocatrices de ces algues qu’une fidèle reproduction …

Asparagopsis armata, alias Algue harpon, Algue à crochets.

J’ai travaillé pour cette algue harpon sur un support intissé hydrosoluble que j’ai brodé à la machine en piqué libre avec un fil rayonne et un fil métallique couleur cuivre dans la canette. C’est ce dernier qui donne à l’algue son côté lumineux.

J’aime travaillé sur ce type de support qui permet d’obtenir une pièce de novo plus ou moins rigide, en tous les cas structurée, constituée uniquement des fils des points réalisés à la machine. C’est une technique très gratifiante. Pour ceux que cela intéresse je conseille d’aller admirer les magnifiques créations de l’artiste australienne Meredith Woolnough (bio.site/meredithwoolnough ou sur instagram @meredithwoolnough)

J’ai ensuite fait disparaître le support en le plongeant dans l’eau … mais j’ai été déçue du résultat car mes crochets ont disparu en même temps ! ce qui m’a conduit à envisager une autre méthode pour les prochaines : maintenir les excroissances et autres crochets avec des épingles lors de la solubilisation du support !

Dans un 2ème temps j’ai repris le même dessin que j’ai reporté sur un tissu bien ferme. Je l’ai travaillé en le brodant de la même façon, avec les mêmes fils mais sur un tissu bien ferme … et bien sûr mes crochets sont bien visibles !

Himanthalia alias Spaghettis de mer, Haricot de mer…

L’aspect longiligne de ces spaghettis de mer ne se prêtant guère à la broderie en piqué libre de « remplissage », j’ai décidé de broder, sur ce même support hydrosoluble; en piqué libre avec structure, réalisée à l’envers du support avec dans la canette un fil épais de coton-bambou que j’avais teint à la main. Pour le fil supérieur j’ai utilisé un fil nylon transparent.

J’ai pu ainsi créé une structure longiligne qui évoque bien me semble-t-il l’algue en question.

Chondrus crispus, alias Goémon frisé, Choucroute de la mer, Lichen blanc, Goémon crépu…

Pour rendre l’aspect lisse des lames, sans avoir recours au piqué libre de remplissage, j’ai choisi une autre méthode ici. J’ai dessiné mon motif sur une feuille de Vliesofix double-face thermocollant, je l’ai colorisé avec de l’encre aquarellable.

Je l’ai ensuite collé sur un tissu de popeline que j’avais préalablement peint. Je l’ai accompagné d’une forme créée de même.

Puis j’ai surligné ses contours à la machine en piqué libre, en prenant soin de soutenir ma popeline avec un renfort thermocollant car la popeline se déforme facilement lors de la broderie à la machine.

Dictyota dichotoma alias Algue fourchue

J’ai utilisé la même méthode pour l’Algue fourchue que pour le Goémon frisé. Ici le tissu support est un coton mercerisé écru avec de fines structures qui lui donne un aspect moiré ton sur ton. Elles se sont révélées lors de la colorisation créant un fin réseau que j’ai découvert un peu par hasard, heureux hasard…

A suivre …

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Pochette pour ciseaux précieux

Vous aussi vous avez des soucis 😏 pour transporter vos précieux petits ciseaux de broderie ? je vous propose de leur confectionner une pochette personnalisée.

Voici la première que je viens de réaliser … je vais vous décrire les étapes mais aussi les erreurs et pièges à éviter !

La conception

🤔 Comme toujours il convient de bien réfléchir à l’objectif de l’objet que nous voulons réaliser !

Dans ce cas précis, il s’agit de protéger mes ciseaux, mais aussi les tissus avec  lesquels je les transporte, sans oublier les sacs … ma pochette doit donc être solide, avec notamment une zone bien renforcée en regard des pointes. Elle doit beaucoup me plaire. Enfin je dois prendre du plaisir à la réaliser.

Comme toujours j’ai commencé par réfléchir à sa forme et au moyen de fermeture (bouton, bouton-pression, languette, etc.). J’ai fait quelques croquis. Ma pochette sera en fait un fourreau triangulaire avec une boutonnière et un bouton dans la partie supérieure.

Ensuite j’ai réfléchi aux matériaux à utiliser pour répondre au cahier des charges : j’ai choisi d’utiliser du vieux drap épais pour la zone renforcée, et des tissus plus fin pour l’intérieur et le dessus.

Enfin j’ai décidé que la décoration serait une broderie machine à mains libres utilisant des fils de couleurs variables.

Mais vous le verrez les idées du départ doivent souvent laisser place à d’autres choses au cours de la réalisation : soit parce qu’on change d’inspiration😊, mais plus souvent pour s’adapter aux surprises… 🙄

La réalisation

Comme toujours la réalisation m’a réservé pas mal de surprises 😳… et pas toutes heureuses 😞

Pour cette première pochette j’ai choisi ma paire de ciseaux la plus précieuse. Elle mesure 11 cm de hauteur. Je l’ai posée sur le tissu que j’avais décidé de broder et ai tracé le contour avec une marge que j’ai jugé suffisante 🤔…

Pour broder à mains libres, mon tissu étant assez fin je l’ai disposé  sur du thermocollant épais pour lui donner de la tenue avant de l’insérer dans mon cercle à broder. Je suis partie sur des motifs évasés pour suivre la forme de ma pochette et j’ai utilisé pour chacune des 2 faces 3 fils différents dans la canette et un Monofil pour le fil supérieur. Pour le point j’ai utilisé un point zig-zag à 1.5mm de diamètre, tension fil supérieur 7/10, et aucune tension pour le fil de la canette, ce qui permet d’obtenir un effet de dessin par pointillés.

Recto et verso

A ce stade du travail j’étais très satisfaite du résultat de ma broderie🤗 … je n’entrevoyais pas encore les problèmes à venir.

Lors de l’étape suivante j’ai cousu les 3 épaisseurs de tissu de la partie supérieure sur l’envers. J’ai retourné mon travail sans problème, si ce n’est que j’ai constaté que je n’avais plus assez d’espace pour insérer une boutonnière sur l’un, ni coudre un bouton sur l’autre sauf à empiéter sur la zone brodée 🙄…

La dernière étape a consisté à coudre mes 2 faces envers contre envers puis à les retourner. Et 2ème déconvenue, il m’a été impossible de retourner complètement mon fourreau, et ce malgré des bords retaillés et crantés au plus près des coutures😬. Pour le coup le fond du fourreau s’est trouvé très très renforcé …👍 mais mes ciseaux de 11 cm ne rentrent plus entièrement🙄.

Là encore, j’ai dû m’adapter et j’ai dédié cette 1ère pochette pour une paire de ciseaux plus petite😊 mais comme comme cela ne suffisait pas, je me suis plongée dans ma boite aux trésors de boutons et autres boutons-pressions… J’ai opté pour 2 petits boutons reliés par un petit élastique noir (initialement destiné aux nattes de ma petite fille).

Les conseils

Vous l’aurez compris je suis tombée dans plusieurs pièges … Rien de bien original à cela. Mais ce qu’il faut retenir c’est que généralement il est possible de trouver une solution avant de tout jeter et reprendre à zéro.

Par contre, les erreurs ne sont utiles que si nous en tirons des leçons pour éviter de les reproduire.

Ce que j’ai retenu avant de me lancer dans la conception de la prochaine:

1- Prévoir une marge généreuse (> 3 cm) pour les coutures autour de la zone brodée.

2- Pour la version avec boutonnière dans la partie supérieure laisser un espace suffisant lorsque vous brodez.

3- Pour le fourreau, il faut opter pour une extrémité moins pointue pour tenir compte des multiples épaisseurs

4- Enfin globalement prévoir pour la pochette une taille très supérieure à celle de la paire de ciseaux à laquelle elle est dévolue, sous peine de ne pas pouvoir la rentrer entièrement.

A VOUS DE JOUER !!!

A chaque étape, vous êtes seul maître à bord. Vous n’êtes pas fan de la broderie machine ? brodez à la main … ou ne brodez tout simplement pas et choisissez des tissus que vous aimez.

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« Près Inondés »

Un matin de février 2021 en Vendée : une ambiance très particulière !

Silhouettes d’arbres das des près inondés

Démarche

Un tel spectacle peut vous inspirer … mais il sera difficile de trouver des textiles  pour représenter l’ambiance … par contre la peinture puis le travail du textile peint peut  vous permettre une approche personnelle.

Ici j’ai donc décidé de peindre une popeline de coton bien fine, avec de la peinture pour textile pour utiliser son caractère diffusif  et obtenir un effet aquarelle. Une fois mon tissu peint, mon intention était de broder les « arbres et autres reflets ».

Astuce : il existe plusieurs types de peintures pour textiles et encres acryliques, certaines se comportent comme de l’aquarelle, d’autres couleurs opaques souvent plus épaisses diffusent moins.

Peinture de la popeline

Peinture sur la popeline de coton

Comme vous pouvez le constater, j’ai joué ici avec la diffusion de mes couleurs …

Astuce : Il n’est pas nécessaire de savoir peindre pour créer un fond coloré.

Conception du tableau

 Bien sûr, on pourrait travailler le morceau complet, mais pour une mise en valeur de la diversité des vues, j’ai choisi de fragmenter mon tissu.

Astuce : Pour cette étape, il est utile de s’aider d’une fenêtre créée dans du carton. Préparez-en plusieurs avec des formes différentes afin de visualiser ce que vous obtiendrez lorsque vous aurez découpé ces formes dans votre tissu peint.

Fenêtre découpée dans du carton pour le choix des zones à retenir

Ici j’ai choisi des rectangles de tailles différentes disposés sur une flanelle de coton écru.

Découpe du tissu peint et tests avant application

Astuce : N’oubliez pas de prévoir  suffisamment large pour votre fond qui  doit dépasser votre « tableau » avec de bonnes marges  qui seront repliées sur votre support

Broderie

Une fois les morceaux fixés sur le fond, j’ai entrepris la broderie des arbres et autres reflets. J’ai choisi pour cela un point volontiers utilisé, comme dans la broderie Glazig.

Bien entendu vous pouvez choisir votre type  de broderie. 

Finalisation du tablau

Il s’agit enfin de tendre votre tableau sur un support.  Il pourra être encadré ou non … à votre convenance

Astuce : j’utilise volontiers un fin contre-plaqué pour la rigidité avec un carton plume pour le « volume ».

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« Le Carrelage du Presbytère »

Un joli carrelage au graphisme inspirant !

Graphisme intéressant

Choix des tissus et préparation

Ici je me suis servie d’une vieille nappe damassée et des bandes de vieux galons teints dans des tons voisins.

Quelques soient les tissus que vous choisirez, la préparation débute par la  découpe  des bandes aux bonnes dimensions. Ici, mes bandes font 6 cm de hauteur pour les carreaux rectangulaires de mon carrelage. Mon galon quant à lui mesure 3,5 cm de large.

Puis il vous faut découper vos bandes pour former  vos carreaux rectangulaires de 10 cm de longueur sur 6 cm de largeur.  Les petits carreaux entre les rectangles sont des carrés de 3,5 cm de côté.

Vieille nappe en coton damassé et vieux galon teints

Astuce : il est toujours utile de commencer par tester son idée et l’affiner en réalisant schémas sur papier puis échantillons … cela vous évitera beaucoup de désillusions

Réflexion en cours : échantillon

Carreaux rectangulaires : organisation de la disposition

Une fois vos carreaux rectangulaires découpés, une étape intéressante est de trouver une disposition qui vous inspire ! Si tous vos carreaux sont d’une couleur uniforme cette étape n’a pas lieu d’être, mais si comme moi vous avez choisi des tissus de couleurs ou de motifs différents, c’est important de tester un certain nombre de possibilités. C’est souvent ce qui va donner à un petit plus à l’ensemble.

Astuce : servez vous de votre appareil photos ! C’est un excellent moyen de réaliser vos différentes compositions. Vous pouvez ainsi facilement les comparer. Une fois votre choix arrêté vous n’avez plus qu’à recomposer à l’identique en suivant votre modèle.

Assemblage des blocs

L’assemblage comme toujours est une étape très gratifiante où l’on voit se concrétiser peu à peu notre projet.

Assemblage en cours

Pour représenter les  joints, j’ai choisi du fil à tricoter composé de soie et laine bleu-gris, que j’ai fixer sur l’endroit de l’ouvrage selon la technique de la soutache. Ceci permet de donner une cohérence à l’ensemble et de rehausser l’effet «  carrelage ».

Confection des joints

Encadrement et Quilting

Il convient ensuite de réaliser  « l’encadrement » et le quilting.

Pour le fond et l’encadrement j’ai choisi une popeline bordeaux que j’ai disposée sous le patchwork de taille supérieure. Après avoir inséré entre les 2 un molleton de bambou, j’ai replié les bords de popeline sur le dessus du patchwork comme un ourlet.

Pour le « quilting » des mini-blocs j’ai retenu des  lignes de points type sashiko, avec des brins de bambou-coton que j’avais teints au préalable dans des tons de bordeaux.

Quilting façon sashiko
Tenture finalisée (72×62 cm)

Si ce travail vous plaît mais que vous n’êtes pas prêt ou prête à vous lancer, sachez qu’il est disponible à la vente. Rendez-vous sur ma boutique

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Portfolio

Pour mieux vous permettre de suivre l’évolution de mes travaux j’ai initié une autre approche … en créant un Portfolio. En effet la rédaction d’articles expliquant mes démarches et astuces est très chronophage, bien qu’intéressante, et de ce fait limitée… Les articles de ce blog ne représentent ainsi que quelques unes de mes réalisations.

Mon PORTFOLIO sera plus représentatif !

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Chèche, Impression et Décoloration

La couleur unie de votre chèche est passée de façon irrégulière ? essayez l’impression de feuilles avec décoloration !

Ici j’ai utilisé des feuilles que j’avais ramassées à l’automne avec mes petits enfants. L’idée étant de tester l’impression sur un vieux chèche prune délavé que je ne portais plus mais que j’aime beaucoup et qui est très doux …

Au lieu d’imprimer des motifs avec de la peinture appliquée sur mes feuilles, je me suis servi d’eau de javel (hypochlorite de sodium) en gel afin de jouer avec son pouvoir décolorant. La présentation en gel limite les diffusions non maîtrisées …

Astuce : Soyez extrêmement prudent(e) car le pouvoir décolorant de la javel concentrée est majeur. Une simple goutte, ou un pinceau mal rincé et voilà des dégâts définitifs. Faites quelques essais avant de vous lancer sur votre tissu ! la concentration de la javel est très évolutive dans le temps, et les résultats obtenus très variables selon cette concentration !

La première étape consiste à tendre son tissu sur un support qui permet de le soulever par rapport au plan de travail. C’est important pour éviter que la javel ne diffuse trop. J’utilise un cadre pour teinture de la soie, avec des « épingles d’architecte ».

Pour les premières feuilles j’ai appliqué le gel de javel au pinceau sur la surface de la feuille puis imprimer sur mon tissu, mais j’ai réalisé que ce n’était pas la bonne solution pour les feuilles à grandes surfaces planes.

Le mieux est de se servir de la feuille comme masque, je l’ai posée sur mon tissu et j’ai appliqué le gel de javel au pinceau sur son pourtour, obtenant ainsi son dessin foncé sur fond plus clair. Puis au pinceau on peut tracer à l’intérieur quelques traits pour figurer les nervures …

Astuce : N’oubliez pas de prendre toutes les précautions recommandées pour la manipulation de l’eau de javel (port de gants, tenue qui ne risque rien, éloignement de tout objet non indispensable, rinçage systématique et rapide..). Travaillez rapidement et rincer votre tissu à l’eau froide d’abord et mettez le en machine seul !

Cette expérience est très amusante et simple, mais n’oubliez pas de prendre les précautions recommandées lors de toute utilisation de l’eau de javel !

Cette expérience est très amusante et simple, mais n’oubliez pas de prendre les précautions recommandées lors de toute utilisation de l’eau de javel !