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« Tea-Cosy » : Couvre-Théière en patchwork brodé.

Une amie m’a demandé conseil pour la réalisation d’un tea-cosy, couvre-théière, bien utile pour conserver le thé au chaud. Nous voilà donc parties ! En fait s’agissant d’une première réalisation il me semble qu’il faut faire simple, ce qui n’empêche pas de travailler un peu le dessin et le décor si vous le souhaiter.

Je décris ici mon travail, mais l’objectif est de vous fournir des pistes … à toutes les étapes on peut (et il faut) improviser et s’approprier les techniques.

1- Le dessin

Il doit être simple : 2 formes carrées ou legèrement rectangulaires, avec les angles supérieurs arrondis. Attention aux dimensions : elles doivent s’adapter à la théière à laquelle elle est destinée. Ici pour ma petite théière japonaise j’ai découpé 2 rectangles de 28 cm de base et 22 cm de hauteur, et arrondi les 2 angles supérieurs.

Dessin et découpe

2- Le patchwork

Comme je viens de terminer mon patch « Triangles et Montagnes », j’ai trouvé amusant d’utiliser les mêmes tissus 😉.

Les 4 tissus

J’ai découpé plusieurs bandes de 4 cm de haut dans chacun des 4 tissus sélectionnés.

J’ai fait quelques essais de répartition avant de retenir la composition finale. Bien sûr, ici j’ai opté pour 2 faces identiques.

Astuce : comme c’est une étape majeure je prends le temps de tester les possibilités. Je fais des photos de chacune d’entre elles… je peux ensuite tranquillement les comparer et faire un choix éclairé

Les tests …

Pour éviter une trop grande régularité, toujours un peu monotone … j’ai choisi de réduire la hauteur de certaines bandes lors du montage. Attention à conserver la symétrie entre les 2 faces.

Astuce : pour éviter les mauvaises surprises, il vaut mieux réaliser à chaque étape la même chose immédiatement pour la 2ème face.

3- Le matelassage

S’agissant d’un objet destiné à garder la chaleur, le matelassage est important. J’utilise la même technique que pour un patchwork classique : je confectionne mon sandwich avec mes 3 couches. Je superpose sur la forme rectangulaire découpée dans un tissu de fond, du molleton puis ma pièce de patch. Je fixe les 3 épaisseurs, et retaille la forme. Je renouvelle l’opération pour le 2ème côté.

Sandwich : patch-molleton-fond.

Par contre j’ai choisi de broder à la machine certaines bandes de tissus, me dispensant d’un quilting classique.

Broderie machine de certaines bandes.

Astuce :Attention lors de votre travail si vous avez choisi de faire quelque chose de symétrique.

4- Le montage

Il s’agit d’assembler les 2 faces. Attention à bien positionner le tout : envers contre envers ! ensuite une simple couture à plat sur tout le long en suivant les courbes fait l’affaire.

Il faut ensuite faire les finitions, et recouvrir les bordures de la base et la couture de l’ensrmble. D’autre part classiquement les tea cosy sont dotés d’un petit cordon pour être accrochés.

Ici j’ai choisi d’utiliser 2 des tissus du patch pour recouvrir les bordures et faire une petite attache. Mais bien sûr on peut utiliser un biais tout prêt qui sera plus facile à poser.

Bandes de tissus pour confectionner les bordures
Confection des bordures.

5- Le résultat

Et voilà le mien :

Détail.
« Tea cosy » en fonction pour petite théière japonaise. Dimensions : diamètre 16 cm/hauteur 22 cm

A vous de jouer !!!

Toutefois si vous préfèrez vous pouvez acheter celui-ci 😉. Pour en savoir plus, allez sur notre boutique en cliquant sur l’image ci-dessus.

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Triangles et Montagnes

Une amie a souhaité s’initier au patchwork. Excellente idée, mais où commencer ? 🤔 Nous avons feuilleté quelques revues et flâné sur internet. Son choix s’est porté sur une composition évoquant les montagnes et leurs crêtes souvent triangulaires avec des lignes parallèles.

Pour moi, voilà l’occasion de revenir aux fondamentaux. Cela ne peut pas faire de mal de temps en temps 😉.

La montagne et ses formes géométriques

1- Le dessin.

Nous avons décidé que notre motif de base serait le triangle équilatéral. Une feuille, un crayon, une règle …. et de la patience pour réaliser une grille et faire plusieurs essais.

La grille et les reliefs.
Premier essai : idée générale.
Triangles contrastés pour des reliefs bicolores.
Plus simple, plus lumineux !

Une fois satisfaites de ce dessin, nous avons choisi la dimension finale souhaitée et décidé que nos triangles équilatéraux feraient 6 cm de côté.

2- Les triangles de tissus.

Découpe un peu fastidieuse … plus de 320 triangles.

Astuce : commencer par découper une douzaine. C’est suffisant pour la partie ludique !

Eh oui, une phase très amusante consiste à tester différentes combinaisons.

Il convient d’installer les différentes pièces « en situation » pour choisir la répartition des couleurs. Il faut épingler les pièces sur un vieux molleton de coton par exemple. Plusieurs essais seront nécessaires. Il vous faudra peut-être laisser maturer quelques jours …

Une chose est sûre, l’épinglage doit être soigneux, car il garantira la progression régulière et sans mauvaise surprise lors de l’assemblage.

Premiers essais.
Cela prend forme …
Les voilà tous en place, il reste à les assembler !

3-L’assemblage

La façon la plus facile est de réaliser l’assemblage des triangles par bandes horizontales… bien sûr ce n’est qu’un conseil !

Le résultat final dépend de la précision de la coupe des triangles et des coutures..

Chaque bande horizontale est cousue avec la précédente en positionnant précisément les angles des triangles.

Un certain d’heures, et de jours plus tard ! Moi j’ai triché, je me suis servie de ma machine, mais mon amie travaille dans les règles de l’art : à la main.

Le Top terminé et bordé.

4- Le quilting

Il m’aura fallu 27 ans pour me libérer du dogme qui veut que le quilting ne peut être que fait main. Je dispose d’une machine qui propose la fonction « quilting façon main », je me suis donc lancée ! Après quelques essais décevants j’ai réussi …

Quilting en cours.

Encore quelques heures de travail et voici :

Patchwork « Triangles et Montagnes »
(dimensions 76×84 cm)

Voilà, à vous de jouer ! 😉

Si toutefois vous préférez, vous pouvez aussi l’acheter sur notre boutique. Pour en savoir plus, cliquez sur l’image ci-dessus.

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Tissage et Broderie de Mèches de Soie multicolore

Depuis fort longtemps je possède un matériau précieux : des écheveaux de soie multicolores sous forme de mèches. C’est somptueux ! Mais comment la mettre en valeur ?

Pourquoi ne pas essayer de la tisser ? Avec comme objectif premier de ne pas perdre ses caractéristiques : côté soyeux, brillants, multicolores aux multiples nuances et camaïeux.

Echeveaux de mèches de soie multicolore.

Tissage des mèches de soie

J’ai installé une chaîne en laine sur mon métier à tisser à peigne envergueur et ai tissé de volumineuses mèches … Etape très plaisante, avec un rendu surprenant et riche !

Tissage de volumineuses mèches de soie.

Si l’ouvrage tissé était très intéressant, il ne pouvait rester en l’état : trop fragile !!! Et d’autre part je n’étais pas satisfaite des fils de chaîne visibles qui me semblaient nuire à l’harmonie obtenue. J’ai donc décidé de travailler …

Pour que l’ouvrage soit moins fragile tout d’abord, je l’ai installé sur une gaze de tarlatane.

Broderie de la pièce tissée

Pour améliorer le tout, il m’a semblé que je pouvais rebroder sur les fils de chaîne visibles avec des cotons teints multicolores que j’ai préalablement teints avec toutes sortes de nuances.

Malgré la tarlatane mon ouvrage restait très vulnérable … il fallait trouver un moyen pour que l’ensemble reste stable pendant la phase de broderie. J’ai opté pour l’installation d’un film hydrosoluble qui m’a permis de le maintenir.

Film hydrosoluble pour maintenir le travail
 pendant la phase de broderie.

Un travail de broderie plaisant et varié. Une fois l’ensemble brodé, l’aspect global est déroutant …

Travail brodé avec des cotons teints multicolores (avec son film encore en place)

Mais quel plaisir que de découvrir le résultat obtenu une fois rincé avec beaucoup de précautions !

Après rinçage à l’eau froide et dissolution du film.
Détail du tableau.

Restent les finitions … et le choix du type de présentation : j’ai opté pour un entourage et un fond dans un tissu brillant gris perle.

Tableau finalisé (57×25 cm)

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Teinture multicolore de fils de coton

TEINTURE FILS DE COTON

Voici la méthode que j’utilise pour teindre mes fils de coton multicolores, à destinations diverses, broderie ou chaîne de tissage par exemple (cf. Projet « Tapis tissé de coton et laine multicolores »). Il s’agit d’une méthode simple, rapide, très souple et ne nécessitant pas de matériel spécifique.

1- Matériaux

On peut teindre toutes sortes de fibres, mais ici j’ai choisi du fil de coton mercerisé (fil à crocheter avec crochet N°2). Pour être teint le fil doit être « accessible » à la teinture, le plus simple est de le répartir en écheveaux plus ou moins volumineux selon votre objectif. En effet il existe une importante variabilité des résultats obtenus, si vous souhaitez une certaine homogénéité préparez des écheveaux un peu plus volumineux.

 

2- « Fixation » avant teinture

Il existe de nombreuses méthodes de teinture, mais elles ont un point commun: la nécessité de fixer les couleurs. Je trouve que le plus simple est de « pré-fixer » avant teinture le matériau en l’imergeant pendant au moins 30 minutes dans une solution alcaline (souvent appelée ‘ »soda H »).

Astuce : mélanger 150 ml de poudre « pH plus » (poudre alcalinsante pour piscine) dans 4 litres d’eau chaude à environ 38° jusqu’à dilution complète. Une fois préparée, cette solution peut être utilisée pendant 3 ou 4 jours. De même vos cotons préfixés ainsi peuvent être ensuite  teintés à sec.

3- Préparation des couleurs

J’utilise des pigments Procion MX (vendu par exemple sur le site : http://www.aufildemma.com ). Je n’aborderai pas la préparation de mes couleurs. Rien ne remplacera vos propres expériences … Disons seulement qu’il faut utiliser des solutions relativement concentrées pour obtenir des couleurs relativement denses après fixtaion, rinçage et séchage …

Astuce : tremper un bout de papier torchon pour avoir une idée de la couleur probable de votre solution

4- Teinture

Une fois que vos couleurs sont prêtes, vous pouvez vous lancer ! Vous allez pouvoir les répartir comme bon vous semble sur votre écheveau.

Astuce : Installez de préférence votre écheveau sur un support percé pour éviter que votre coton ne baigne dans l’excèdent de couleurs.

Installation pour teindre
Installation pour teindre

J’utilise une pipette en plastique pour prélever et appliquer la couleur. Il ne faut oublier aucune zone … sauf à désirer un effet de contraste entre zones teintes et les autres 😉. Les zones de maintien de l’échevau doivent faire l’objet d’une attention particulière, car les fils y sont ressérés.

Astuce : j’introduis ma pipette jusqu’au centre de ces zones !

 

Application des couleurs

5- Fixation au micro-ondes

L’étape suivante est la fixation au micro-ondes. Pour cela il faut bien sûr utiliser des supports adaptés ! Il faut couvrir votre écheveau et personnellelent je mets 3 fois 1 minute à puissance maximale, espacées de 2 à 3 minutes pour éviter la surchauffe qui affecte les couleurs. Les fibres doivent rester humides.

Astuce :  il est conseillé de maintenir l’écheveau sur un support perméable, par exemple petite grille en plastique pour sécher les biscuits au sortir du four.

 

Mise au micro-ondes

6- Rinçage

La phase du rinçage à froid est très importante, surtout si vous destinez vos cotons teints à des créations qui seront lavées 😉.

 

Rinçage soigneux à l’eau froide

7-Après le séchage, reconstitution des pelotes

A toutes les étapes vous vous régalerez si vous aimez comme moi jouer avec les couleurs. Mais n’oubliez pas que les couleurs seront moins vives et contrastées une fois vos écheveaux secs.

 

Echeveaux et pelotes de coton teint
Echeveaux et pelotes de coton teint
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Projet « Recyclage de restes de laines : Tissage d’un tapis avec des cotons teints »

Tapis coton et laine multicolores


Mes réserves de laines sont inépuisables (plus de 40 ans de tricoteuse…). Le tissage offre de multiples possibilités d’utilisation. Me voilà partie sur un projet de tapis : recyclage de restes de laines !!!

Les pré-requis sont relativement simples : résistance, esthétique et utilisation de mes laines. Techniquement pour que le tissage soit adapté, il faut qu’il soit particulièrement serré et que la chaine et une bonne partie de la trame soient en matière inextensible et inaltérable. J’ai choisi du coton à crocheter…


1- Teinture du coton

Même si le coton de la trame et de la chaîne sera peu visible, il se doit d’être multicolore…

La teinture du coton est une étape longue mais très gratifiante ! Le coton doit être préparé en échevaux puis après la teinture, une fois il faut refaire des pelotes ou charger des navettes pour pouvoir l’utiliser. Fastidieux mais c’est tellement toutes ces couleurs et reflets.



2- Tissage d’un échantillon

Une fois la chaîne de coton installée, début du tissage … de l’exploration.

Pour obtenir la résistance recherchée j’ai commencé par une 1ère bande tissée avdc le seul coton multicolore. Puis j’ai choisi 4 laines de couleurs pour les insérer dans la trame… en les enserrant d’aller-retour de coton pour on obtenir la rigidité et la densité adéquate.


Initiation du tissage par une bande de coton seul.
Principe de l’utilisation des brins de laine.
Echantillon finalisé.

3- CALCULS …ET PREPARATION

Tout d’abord, l’objectif visé : un tapis de 2.10*1.75 m… constitués de blocs tissés de 50*17 cm. Tous comptes faits il faut 40 bandes.

Pour chaque bande il faut une chaîne de coton de 105 cm* 78 lignes. Dans chaque bande pour valoriser les cotons teints qui me fascinent encore plus une fois tissés, j’ai décidé de démarrer par une petite bande de 2 cm de cotons tissés seuls et d’en introduire une autre petite bande de 2cm de manière à partager le bloc en 1/3 et 2/3. Au final les blocs obtenus devront faire entre 50 et 52 cm… tout l’enjeu sera de les assembler de façon cohérente ! D’ici là …

Une fois l’échantillon validé, une longue phase du projet consiste à définir les attendus et les moyens pour y parvenir.

Pour chaque bloc, il faut 90 morceaux de 25 cm environ pour chacune des couleurs, en général 4 couleurs par blocs. Attention à bien respecter un volume global des 4 brins de laine comparable d’un bloc à l’autre sous peine de mauvaises surprises à la phase de tissage (inévitables malheureusement malgré les précautions initiales prises …).

40 sachets de 360 morceaux de laine.

4- Réalisation du tissage des 40 pièces.

Et c’est parti 😉… à raison de 5 heures par bloc.

Pièce N° 1/40
Pièce N°2/40
Pièce N°3/40
Pièce N°4/40.
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Echeveau de soie et Poncho

J’aime particulièrement la soie et ses richesses infinies …

Cet immense écheveau teint (Oliver Twists) que je possède depuis des années m’est tellement cher que je n’avais pour l’instant pas osé l’utiliser.

Echeveau de soie aux multiples reflets : Un matériau magique
Echeveau de soie aux multiples reflets : Un matériau magique

Mais à quoi bon posséder un tel matériau si c’est pour le garder au fond d’une armoire ? alors je me suis lancée dans plusieurs projets simultanés qu’il m’a inspiré.

Tissage en cours

L’intégration de cette soie lors du tissage de laines diverses sur un métier à tisser à peigne envergueur (Harp Fort Krömski) en est un.

Intégration de mèches de soie dans le tissage classique
Intégration de mèches de soie dans le tissage classique

Ici la laine utilisée est une laine bouclette variable en couleurs. Les mèches de soie sont tissées tout simplement.

Pièce complète tissée avant utilisation
Pièce complète tissée avant utilisation

J’ai obtenu cette longue pièce de 2.5 m … que je trouvais très belle à regarder, agréable à toucher, et il m’a fallu quelques semaines avant d’oser la découper !

Finalement, elle s’est métamorphosée en Poncho … pour cela je l’ai d’abord partager en 3 morceaux de même taille (75 cm de long sur 38 cm de large); puis j’ai découpé un des 3 morceaux dans le sens de la longueur et ai cousu les 2 nouveaux morceaux obtenus sur les autres morceaux. Ceci m’a permis d’obtenir 2 rectangles de 75 cm de long sur environ 50 cm de large.

Par un jeu de pliage-couture de ces 2 rectangles on obtient ce poncho qui peut se porter de 2 manières !

Mémento du pliage des rectangles pour obtenir le poncho
Mémento du pliage des rectangles pour obtenir le poncho

Pour finir j’ai marqué les coutures en les brodant avec du ruban de soie.

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Tableau vitrail textile « Galets et Dentelles aux Fuseaux »

« Galets et dentelle »: peinture acrylique sur vieux drap, dentelles aux fuseaux

J’ai découvert la dentelle aux fuseaux, il y a quelques années auprès d’une dentellière qui proposait des ateliers d’initiation sur des moulins à dentelles queyrassins dans le vieux donjon de Chateau-Queyras. J’ai exploré ensuite différentes techniques, notamment grâce au site d’André-Pierre Limouzin (http://couvige.virtuel.free/) et quelques livres livres références (Centre du Puy en Velais)…

Encouragée par des amis à montrer cette facette de mon travail,  j’ai cherché à intégrer quelques petites réalisations dans un tableau qui combinerait plusieurs de mes thèmes actuels : tissus peints – collage -patch – motifs fascinants des galets humides de l’estran – ondulations – dentelles aux fuseaux – transparence et effet vitrail pour un tableau vivant selon la lumière au fil de la journée !

Je vous propose de suivre les étapes de cette création ! En vous épargnant les phases préliminaires de réalisations des pièces de dentelles aux fuseaux.

  • Etude des motifs des galets de l’estran

La richesse des motifs et couleurs des galets humides de l’estran est incroyable et inspirante.

  • Peinture d’un vieux drap à l’acrylique sur ce thème

Pas facile … mais à force de petites touches … pourquoi pas ?

  • Séchage … patience 😉
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  • Premiers essais …

Pas si mal … on continue …

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  • Découpage de bandes ondulées pour construire le dessus de ce travail

Les morceaux de draps sont découpés en fines bandes ondulées, agencées de différentes manières jusqu’à trouver cellpe qui convient !

  • Peinture du support qui recevra les pièces de dentelles aux fuseaux

Le support choisi doit être semi- translucide pour obtenir l’effet vitrail envisagé. J’ai retrouvé un vieux rouleau  de fibres destiné à être appliqué sur les murs pour être peint datant des années 1990, qui a fait l’affaire.

  • Essais … disposition des morceaux de dentelles

Là encore les possibilités sont infinies … et la difficulté est de choisir !

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  • Réalisation du « dessus »

C’est ensuite l’étape de la réalisation du collage sur de la tarlatane pour un bon maintien, puis de la surpiqure des pièces appliquées afin d’obtenir le « dessus » du travail. Etape très plaisante avec de jolies découvertes d’effets souhaités mais un peu inespérés.

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  • Insertion des morceaux de dentelles entre le « support » et le « dessus »

Le dessus est découpé pour chaque « incrustation de pièce de dentelles ».

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Le contour de chaque incrustation est ensuite piqué pour un bon maintien avec le support au 3ème plan, en prenant soin de ne pas trop fixer la dentelle pour qu’elle garde son caractère souple et gracieux.

  • Effet tableau textile

Sur un mur nous avons un tableau original où peinture, patch et dentelles aux fuseaux cohabitent…

Tableau "Galets et Dentelles aux Fuseaux"
  • Effet vitrail textile

Sur une vitre à la lumière du soleil couchant … c’est tout autre chose !!!

Avec une mise en valeur tout à fait intéressante des pièces de dentelles et de leur transparence.

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Si cet article vous inspire et que vous désirez vous lancer dans une telle démarche je suis à votre disposition pour échanger et répondre à vos questions éventuelles.

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Vitrail Textile « Hexagones »

Depuis plusieurs mois je réfléchissais à la création d’un vitrail textile. J’avais déjà eu des expériences dans le domaine … mais « l’effet vitrail » avait été une découverte fortuite !

Ici c’était une volonté délibérée de trouver un moyen de jouer avec la transparence de la soie peinte, des contrastes, épaisseurs et jeux de lumière selon la disposition du travail et les moments de la journée.

C’est au cours d’un repas dans une fuste du Queyras que j’ai pensé que le motif du dessous de plat pouvait être une piste à creuser.

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Motif original … Hexagones et Losanges

Il convenait dès lors de créer un patch qui servirait de fond, fait de losages de soie peinte. Les zones de coutures plus épaisses permettraient un premier niveau de contraste.

20180205_vitrail_patch
Conception : Hexagones, losanges de soie peinte, patch

 

20180412_vitrail_patch2
Assemblage du patch

L’application secondaire d’un dessus en soie peinte en bleu foncé permettrait elle de souligner les séparations des motifs, et un deuxième niveau de contraste. C’est la technique du mola, ou application inversée devait être utilisée pour mettre en valeur la soie et ses motifs ainsi découverts.

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Première découverte : début du mola, appliqué inversé dans un panneau de soie peinte en bleu

Dès cette étape, l’effet vitrail est au rendez-vous. Et la broderie en mola est très ludique … faite de découvertes surprenantes, mettant en valeurs les différentes nuances et richesses des losages peints.

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Travail en cours … technique du mola

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Travail en cours : effet vitrail

Puis vient le travail du quilting !

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Travail en cours : quilting

Et enfin le tableau !

20180713_vitrail_atelier
Travail finalisé !

Vous pouvez librement vous inspirer de cette technique !

🤗A chaque étape de nombreuses variantes vous sont possibles ! Amusez-vous bien !!!😉

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Tableau Textile « Sillon de Talbert »

Il était une fois un tableau textile !

Prenez du vieux drap et de la peinture acrylique.
Peignez les 3 morceaux de tissu selon votre inspiration : plus ou moins différents, contrastés ou non, mais qui vont être amenés à cohabiter !

 

Peinture 3 morceaux
Peinture des 3 morceaux de drap

Choisissez les formes géométriques que vous souhaitez utiliser … tout est permis !!! Mais … un conseil, commencez par des carrés et des rectangles.
Astuce : votre travail sera plus vivant si vous glissez quelques petits rectangles au sein des carrés (ou l’inverse).

Procéder au découpage des pièces est une étape souvent difficile, non pas techniquement, mais pour choisir les endroits à prélever dans vos 3 morceaux de tissus peints.

Prenez le temps de regarder... et de débusquer les zones intéressantes dans vos 3 tissus.
Astuce : découper une « fenêtre » dans une feuille cartonée à la dimension de votre motif géométrique (comme un pochoir).
Il vous suffit de promener votre « fenêtre » lentement sur votre tissu : vous serez étonnés par la richesse de ce que vous découvrirez ! Et vous aurez l’embarras du choix.

Marquez avec un bic à l’intérieur de la « fenêtre » les zones les plus intéressantes. Puis découpez soigneusement vos morceaux ainsi délimités.

Passez ensuite à l’étape de la composition. Un grand moment ! Testez une disposition, puis une autre, une autre encore … etc. en jouant sur les formes, les lignes, les couleurs et autres détails de vos pièces de tissu peint.

Composition
Composition : le moment des choix

Ne vous refusez pas le plaisir de savourer la richesse des possibilités. Etape cruciale … souvent à la fois plaisante et douloureuse : il faut choisir !!!

Ensuite, il suffit d’appliquer les pièces une à une avec de la colle vynilique multi-usage sur un support.
Pensez à prévoir une bordure assortie … qui donnera un plus à votre tableau.

Astuce : pour le support, le plus facile est d’utiliser de la tarlatane (gaze amidonnée utilisée autrefois pour les parementures) ou un non-tissé sur lequel on trace le cadre correspondant au tableau final.

 

Collage
Application sur la tarlatane

Une fois le tout sec… il faudra surpiquer … là encore on peut faire simple ou plus sophistiqué.
Astuce : pour vos premiers tableaux, utilisez un point zig-zag en réduisant la largeur et la longueur du point.

Surpiquage
Couture des pièces appliquées

Vous y êtes …. vous avez réalisé un tableau en utilisant les méthodes de peinture de tissus à la main, de collage, d’appliqué pour créer votre patchwork.